Critique de A-LEX

28 01 2009

Pfffff… L’illusion n’aura duré que le temps de l’intro et du premier morceau, « Moloko Mesto », d’une sauvagerie qui fait honneur à ce que SEPULTURA représente encore pour beaucoup. Derrick Green y laisse exploser toute sa rage, montrant encore une fois que c’est sur ce type de morceau qu’il est le plus efficace, comme on peut le constater sur chaque album sorti depuis son arrivée dans le groupe. Pourtant, Kisser s’évertue à rester vautré dans une espèce d’ethno néo daubé sans âme, dénué de riffs, dissimulant derrière un paravent culturel moisi son incapacité à faire avancer SEPULTURA…

Si vous avez suivi le groupe depuis le départ de Max, vous ne serez absolument pas dépaysé, peut-être juste un peu plus attristé encore pour cette formation emblématique des années 90 devenue une mauvaise copie d’elle-même. Même la production ne rattrape pas les lacunes de composition puisque le son est d’une pauvreté incroyable. Aucune ampleur, une batterie très sèche, des guitares épaisses comme une feuille de papier à rouler, on croirait presque une version non masterisée de l’album ! Finalement, à y regarder de plus près, c’est justement Derrick Green qui s’en sort le mieux. Parce que s’il n’a pas le groove qu’il faudrait pour les style actuel de SEPULTURA, il est évident qu’il se donne à fond et à l’instar de Blaze Bailey dans MAIDEN, il inspire beaucoup de sympathie compte tenu du poids qu’il porte sur ses épaules (je sais, personne ne l’a forcé à venir…)

Il faut attendre la huitième plage, « Metamorphosis », avec son rythme pesant et son riff typiquement SEPULTURA, pour retrouver un semblant d’espoir… qui sera renforcé avec « Sadistic Values », qui prend la suite avec le chant clair de Derrick Green sur un accompagnement dépouillé de Kisser rappelant l’époque « Arise » (j’ai dit « rappelant », hein !) avant que les guitares se fassent plus lourdes, sur un rythme toujours très pesant. Au passage, le nouveau batteur Jean Dollabella fait complètement oublier Igor Cavalera sur tout l’album, c’est déjà ça de gagné… On croit tenir enfin le bon bout avec « Forceful Behavior », dans un esprit bien old school dans lequel, il n’y a pas à chier, le groupe se défend toujours très bien, mais non. On retombe dans la grosse flaque de néo qui n’a même pas eu le temps de sécher et ce ne sont pas les deux pichenettes thrashouillantes restant à venir ou la pourtant sympathique reprise de la 9ème Symphonie de Beethoven, ici rebaptisée « Ludwig Van », qui sauveront l’affaire.

Aucune surprise donc, dans le sens où SEPULTURA reste ce qu’il est peu à peu devenu, un groupe de seconde zone. Comme l’album précédent, « A-Lex » est un concept, cette fois tiré d’« Orange Mécanique », d’où le jeu de mot entre cette expression russe signifiant « sans loi » ou quelque chose d’approchant et le prénom du personnage principal du roman d’Anthony Burgess. D’où également le clin d’œil à Beethoven et l’artwork évoquant quelque mécanisme infernal et cauchemardesque, qui n’est pas sans rappeler ceux d’« Arise » et du « Latex Cult » d’IMPALED NAZARENE. N’ayant pas les paroles avec la version promo qui m’a été envoyée, je ne peux juger de ce qu’elles apportent éventuellement et cette kro est donc basée sur un jugement entièrement musical, à revoir peut-être avec la version complète entre les mains.

Dans sa kro de “Roorback”, le Boss concluait par ces mots (deux points ouvrez les guillemets) Le disque s’écoute bien, on sent la poudre, mais ils ont pas encore trouver la mèche… Il semblerait que non seulement ils n’aient toujours pas trouvé de mèche mais qu’en plus ils se soient fait tirer leur poudre et qu’on l’ait remplacée par du vieux poil à gratter.

Source:  http://www.vs-webzine.com/new.php?page=kronik&id_news=9549&pagh=&droite=





Orgasmatron by Sepultura

15 11 2008





Bio de Sepultura

15 11 2008

Le groupe est fondé en 1984 dans la ville de Belo Horizonte au Brésil par les frères Cavalera Max et Igor. Le groupe est composé par Max (guitare et chant), Igor (batterie), Paulo Jr. à la basse, et Jairo T. à la lead guitare. Leurs débuts sont difficiles car le Brésil aux débuts des années 1980, les mentalités ne sont pas encore très ouvert…Sepultura participe à quelques festivals, attirant l’attention d’un disquaire de Belo Horizonte, qui leur offre de quoi se payer une première session d’enregistrement d’un 8 pistes en studio.

Cette démo du nom de «Bestial Devastation» sort en août 1985. Il n’a fallu que 2 jours pour enregistrer cette démo. Cet album est quasiment « inécoutable » vu la qualité sonore. Le tape-trading (l’album circule de fan en fan sur des copies de cassettes) va aider Sepultura à se faire connaître.

En août 1986, Sepultura enregistre son premier véritable album, Morbid Visions. L’album se vend correctement mais ne se vend qu’au Brésil. Max et sa bande ouvrent Venom lors de leur venue à Belo Horizonte, ce qui est une chance inouïe pour eux car peu de groupes étrangers se produisaient au Brésil. C’est alors que Jairo T décide de quitter le groupe, remplaçé par Andreas Kisser à la guitare, ce dernier étant plus technique.

En août 1987, Sepultura enregistre leur second album: Schizophrenia. C’est le premier album du groupe avec Andreas. Il sera distribué dans le monde entier. C’est cet album qui influencera par la suite tous les autres albums du groupe. Les morceaux de cet album sont bien plus élaborés. Schizophrenia permet enfin à nos quatre brésiliens de d’attirer la presse internationale. C’est un journaliste qui invite Max et sa troupe à venir aux Etats-Unis. Ainsi Max n’échappera pas à Monte Conner, un directeur artistique de la maison de disque Roadrunner, et il décide de signer avec eux ( pour 7 albums, à l’heure actuelle, Sepultura ne sont plus chez RR ). Ce dernier les amènera à enregistrer Beneath The Remains, en 1989 à Rio, avec l’incontournable Scott Burns (dans des conditions aussi bonnes que celles des Etats Unis et d’Europe ). La qualité sonore de cet album est plus clair et la voix de Max est à la limite du death metal. Le titre Inner self est un succès…

En 1990, quand le groupe joue au Dynamo Festival en Hollande, il est déjà considéré comme une légende dans le milieu underground. A ce même festival, Max rencontre Gloria Bujnowski, alors manageuse de Sacred Reich. Sepultura prend alors Gloria comme manager du groupe. Et Max la met dans son lit.

Pour poursuivre sa carrière, la formation s’installe à Phoenix aux Etats-Unis( Max Cavalera vit toujours là bas).

Arise sortira en avril 1991. Ce sera l’explosion des brésiliens de Sepultura auprès du grand public. Ils réussissent le pari de plaire à la fois aux fans de première heure et un public plus large sensible à l’efficacité et l’ingéniosité des riffs du groupe. Ils sont surtout les premiers étrangers d’un pays tel que le Brésil à avoir une tel popularité aux Etats Unis et partout dans le monde. Cet album confirme les talents d’écriture du groupe qui ne cesse d’évoluer vers une formule plus efficace et plus évidente pour toucher un public de plus en plus nombreux.

Chaos A.D sort en octobre 1993. Pour beaucoup de monde, cet album est celui de la maturité et pour d’autres, tout simplement leur meilleur album. Les morceaux du groupe prennent une accentuation plus heavy. Le tempo est maintenant bien plus lent. Chaos A.D achève de propulser Sepultura dans la cour des grands, désormais même la presse rock généraliste s’intéresse à eux. Certaines tensions se font déjà ressentir parmi les membres de la horde brésilienne… Max présente alors au public son projet parallèle, Nailbomb ( avec le seul et unique album non live: Point Blank), qu’il vient d’enregistrer avec Alex Newport de Fudge Tunnel. Un succès quoique trop peu connu.

Sepultura est plus que jamais un groupe de scène…Les quatres sont de plus en plus de temps sur les routes, leurs tournées visitent de plus en plus de pays. C’est pourquoi il faudra attendre trois ans pour que sorte leur nouvel album.

Roots qui sort en 1996, est considéré comme l’album le plus approfondi du groupe. C’est un pur cocktail de musiques tribales et de son metal. Cet album aura révolutionné le métal à tout jamais. Sepultura enregistre d’ailleurs des titres au beau milieu de la forêt amazonienne avec les indiens Xavantes (Itsari ou Procreation of the Wicked ).

C’est lors de la tournée de l’album Roots que naissent de véritables tensions au sein du groupe. Igor, Andreas et Paulo ne veulent pas renouveler leur contrat avec leur manager, Gloria ( l’épouse de Max ), car ils estiment qu’il y a un favoritisme envers le chanteur. Tout ceci s’accèlere un soir de soir de décembre 1996, quand les autres membres remmettent à Gloria sa lettre de licenciement ! Max ne voulant pas accepter les conséquences de cette lettre annonce au public qu’il quitte Sepultura, son groupe pour lequel il s’est tant battu depuis ses débuts après avoir obtenu le succès et le respect de la part de tous.

Des rumeurs fusent sur la disparition total du groupe. Max créé, de son coté un groupe que tout le monde connait : Soulfly

Mais les trois membres restants annoncent qu’ils souhaitent continuer sous le nom de Sepultura , même si ces derniers mettent plus de temps à sortir la tête après le split que Max Cavalera. Ils cherchèrent un chanteur et choisissèrent Derrick Green (ex- Overfiend). Cet homme qui a la lourde tâche de remplacer Max au chant et une amoire à glace…bien sûr brésilen. Une fois convaincu de son choix, Sepultura commence à enregistrer Against qui sort le 6 octobre 1998….

Sepultura espère confirmer sa force sans Max, mais les avis sont très partagés. Les 4 font alors la tournée Tattoo The Earth ( tour des groupes de rock les plus tatoués ). La sortie en 2001 de Nation produit par Steve Evetts (Hatebreed) et mixé par Steve Thompson (Hed(pe)). D’une puissance et d’une pertinence rares, Nation accueille aussi les prestations de Hatebreed, Jello Biafra, Dr Israel ou encore le quartette à cordes, Apocalyptica.
En douze années d’existence Sepultura n’a jamais renié ses origines et a réussi à considérablement agrandir son public. Certains disent pourtant que le départ de Max a changé le groupe….. A chacun de voir.

Source:  http://soulknot1.free.fr/soulfly/sepultura.htm