Critique de Into the Labyrinth
1 02 2009On dit souvent qu’il est impossible d’apprendre à un vieux singe comment faire la grimace. Imaginez un vieux singe obstiné qui fait la même grimace depuis plus de 30 ans ! Eh oui, en plein coeur de la très importante vague de métal britannique de laquelle sont nés les Iron Maiden, Judas Priest et Motorhead de ce monde, en quelque part dans l’ombre des plus grands, le groupe Saxon chantait de glorieux hymnes au denim et au cuir. Pour le début de l’année 2009, précisément 30 ans après la parution de l’album éponyme, Saxon nous offre Into the Labyrinth, et croyez-le, le groupe est tout sauf perdu dedans !
Le charme de Saxon ne se situe pas autant dans sa musique que dans la manière de la jouer. En effet, le son du heavy metal traditionnel en est un qui aura secoué la terre entière mais qui laisse peu de place aux fantaisies. Pourtant, ce qui différencie le plus Saxon des autres groupes de métal de la même époque est qu’il est certainement celui qui a conservé la plus importante partie de la composante blues de la chimère qu’est le métal. Pour le reste, Saxon maîtrise à la perfection toutes les facettes obligatoires requises pour faire du bon métal. Il ne faut pas parler de clichés, mais bien nécessités!
C’est dans un élan conquérant que Battalions of Steel ouvre l’album. Qu’y a-t-il à dire sur cette chanson si ce n’est qu’elle est énergique et qu’elle établit à merveille le climat pour le reste de l’album ? Elle est d’ailleurs suivie par ce qui a été choisi comme premier extrait de l’album, Live to Rock. En termes de Saxon typique, il ne se fait pas mieux. Du haut de ses 57 ans, Biff Bifford a dédié sa vie au rock et le rock semble lui avoir accordé une longévité peu commune. En fait, il est la preuve même que le rock garde jeune ! Sa voix est encore puissante et juste et n’a rien perdu de sa portée. On remarque d’ailleurs sur Demon Sweeney Todd que Biff est toujours capable d’atteindre les notes, comme si nous étions encore en 1977!
Par le passé, il est arrivé que les albums de Saxon manquaient légèrement de carburant vers leur demie longueur. Avouons aussi que certains albums des années 90 sont particulièrement ordinaires. Dans le cas d’Into the Labyrinth, l’essoufflement n’affecte définitivement pas le point médian de l’album puisque les deux très lourdes Slow Lane Blues et Crime of Passion valent entièrement le détour. Encore une fois, Slow Lane Blues comporte un riff très cliché mais tout est dans la manière dont il est joué. L’ensemble des pièces d’Into the Labyrinth offre d’ailleurs un niveau appréciable de variété, augmentant à la fois l’impact de la première écoute et la longévité de l’album.
Avec Into the Labyrinth, Saxon prouve que si les dinosaures avaient écouté du métal, nous ne parlerions par d’eux au passé aujourd’hui ! En fait, certaines sources disent que le rock lui-même s’éteindra fort probablement avant Saxon ! 30 années de métal authentique, honnête et toujours avec la même fougue. Si vous avez aimé Saxon à un certain point, attrapez cet album au plus vite. Si vous aimez le métal et ne connaissez pas Saxon, Into the Labyrinth est un très bon album pour commencer puisqu’il offre une excellente balance entre la musique de Saxon et les méthodes de production modernes. Attention, l’album Heavy Metal de l’année est peut-être déjà décidé !
Source: http://www.capitaledumetal.com/cdm/site/critiques/review_saxon_into_the_labyrinth
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Bio de Saxon
1 02 2009sur laquelle surferont des groupes tels que : Iron Maiden,
Def Leppard, Diamond Head, Angel witch, Raven,
Tygers of Pang Tang et bien sûr Saxon. Après une tournée en
ouverture de Motorhead, Saxon va enchainer les sorties
d’albums et les tournées. En 1980 sort l’album “Wheels of
steel”. Deux extraits seront classés dans le Top 20 : “wheel of
steel ” et “747 (stranger in the night)”. Dans la même année
sort “Strong arm of the law”. Deux titres de cette album feront un carton ”Strong arm of the law” et “Dallas 1.pm”). Les tournées se succèdent et Saxon participe même à la première édition du Monsters of Rock le 16 août 1980 en compagnie de Rainbow, Judas Priest, Scorpions, Riot, April Wine et Touch. L’année 1981 voit la sortie du quatrième disque : “Denim and leather”. C’est alors que Pete Gill est remplacé par Nigel Glockler. Le groupe remporte un gros succès même en France.
au bercail et c’est Nibbs Carter qui remplace Paul
Johnson à la basse. A partir de là, Saxon montera la
pente tout doucement en proposant de bons albums :
“Solid ball of rock” (1990) en tête, puis “Forever free”
(1992) et “Dogs of war” (1995). Mais l’année 1995
est marquée par le départ de Graham Oliver. Son
remplaçant est Doug Scarratt. “Eagle has landed,
part 2″ sort en 1996, puis en 1997 l’album “Unleash
the beast”. Saxon revient au devant de la scène et certains fans et médias redécouvrent ce groupe alors qu’ils croyaient celui ci fini. Nigel Glockler quitte a nouveau la bande à Biff. Il est remplacé par un batteur Allemand du nom de Fritz Randow.
En 2008 Saxon sera à l’affiche des principaux festivals d’été …
Nigel Glockler : batterie
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