Chti’t video de Napalm Death

1 02 2009





Critique de times waits for no slave

1 02 2009

NAPALM DEATH ‘Time waits for no slave’

Encore une critique pleine d’enthousiasme allez-vous me dire. Que voulez-vous, j’évite en général d’acheter des albums nuls de groupes nuls. J’adore NAPALM DEATH et ce, depuis l’album ‘From enslavement to obliteration’ paru en 1988. Bordel, cela fait plus de 20 ans que j’écoute ce groupe et que je suis leur carrière avec avidité même si j’avais un peu décroché à une certaine époque, ‘Utopia banished’ et ‘Fear, emptiness, despair’ m’ayant un peu déçus. Par contre, contrairement à un bon nombre de fans de la première époque discographique, j’ai adoré leur virage plus lourd et moins grindcore démarré avec ‘Diatribes’, avant que nos anglais ne se remettent par la suite de nouveau à enfoncer la pédale de l’accélérateur.

NAPALM DEATH est toujours ce phénomène apparu dans les années 80 même si le style est maintenant considéré comme de la vraie musique et non plus comme du bordel tout juste maîtrisé. NAPALM DEATH joue du grindcore. Du vrai de vrai et n’a heureusement rien à voir avec la vague porno et/ou gore comme ces groupes de merde tels MORTICIAN ou LAST DAYS OF HUMANITY. Là où les belges d’AGATHOCLES excellent en matière de médiocrité, NAPALM DEATH, après toutes ces années, continue, tel un excellent vin de garde, à tenir la barre en proposant régulièrement des albums géniaux. Leur grindcore, sorte de punk boosté au crust, au métal et (un peu) à l’indus, reste LA référence en la matière.

L’album est violent. Ultra-violent même. Un bon nombre de titres sont d’une sauvagerie inouïe !! La nouveauté, si j’ose dire, se situe plutôt dans la façon dont est bâti l’album, qui est un résumé parfait de leur carrière et de l’ensemble de leurs nombreuses influences. Les titres sont beaucoup plus longs que de coutume et dépassent allègrement les trois voire quatres minutes et sont souvent variés dans leur structure comme sur ’Downbeat clique’ et ‘Fallacy dominion’, et leurs tempos keupons à la EXPLOITED ou VARUKERS, ou sur ‘A no-sided argument’ et son solo de guitare, chose rare chez NAPALM DEATH. Le groupe ne rechigne pas sur les passages death-metal old-school (souvenez-vous de l’album éponyme des ricains de MASTER) aussi basiques qu’hystériques, dignes du headbanging le plus intense. Quant aux morceaux plus répétitifs, heavy, suffocant à souhait, genre GODFLESH époque ‘Streetcleaner’ et son ambiance glauque et oppressante, rassurez-vous, ils sont aussi présents et s’intègrent parfaitement dans l’ensemble.

En résumé, cet album monolithique mais nullement étouffant, est superbe, sauvage, écrase-caboche, fou, dément mais d’une limpidité déconcertante et judicieuse. Probablement, ce ‘Time waits for no slave’, dont la version digipack contient deux titres en bonus, est bien parti pour devenir une pièce-maîtresse dans toute l’histoire du groupe.

http://www.myspace.com/napalmdeath

Source:http://blogs.myspace.com/index.cfm?fuseaction=blog.view&friendId=266463166&blogId=472766986





bio de Napalm Death

1 02 2009
Napalm Death

Mike Greenway – chant
Shane Embury – basse
Mitch Harris – guitare
Danny Herrera – batterie

Icône incontournable de la scène grindcore internationale, Napalm Death fait ses débuts en 1981 à Meriden près de Birmingham suite à l’impulsion de Nick Bullen (basse), Miles Ratledge (batterie) et Simon Oppenheimer (guitare). Quelques mois plus tard, le trio est rejoint par un quatrième membre, Graham Robertson (basse). Inspiré par la vague punk et anarcho punk des Crass, Rudimentari Peni, The Ex, Napalm Death effectue son premier concert le 25 juillet avec Bible Of Sins, Corrupt Youth, Hiroshima et Society’s Victims.
Sujet à une instabilité chronique, Napalm Death ne prend même pas le temps d’user ses musiciens. Simon Oppenheimer est le premier à faire ses valises en août 1982, remplacé par Darryl Fedeski jusqu’en octobre. Ce départ oblige Robertson à glisser à la guitare et le recrutement d’un nouveau bassiste, Finbarr Quinn (ex-Curfew). Entre 1982 et 1983, cette formation effectue plusieurs concerts en compagnie de Amebix, Antisect ou The Apostles et enregistre quatre démos dont une apparaîtra sur la compilation Bullshit Detector en 1984.
L’année 1983 est une période de hiatus. Napalm Death n’effectue qu’un seul concert, Bullen butinant à droite à gauche, notamment avec Justin Broadrick et son projet Final. A l’issue d’un show, Ratledge et Bullen demandent à ce dernier d’intégrer Napalm Death qui repart en trio avant de redevenir quatuor avec l’arrivée de Peter Shaw (ex-Autism). Après l’enregistrement de Hatred Surge, surgissent quelques dissensions entre Bullen et Broadrick, qui souhaitent tendre vers un style plus extrême, et Ratledge. Ce dernier est remplacé par Mick Harris en décembre 1985. Entre cette date et 1986, Napalm Death écume toute la zone de Birmingham avec Amebix, Antisect ou Chaos UK et enregistre sa sixième démo, From Enslavement To Obliteration suivi de ce qui deviendra la première face de Scum.
Les tensions prennent une autre dimension peu après. Bullen commence à être blasé et, suite au départ de Broadrick chez Head Of David, lache totalement l’affaire pour se consacrer à la littérature et à la philosophie. Le départ de Bullen marque la fin du Napalm Death originel. Les rescapés partent en quête de nouveaux membres et recrutent Bill Steer, guitariste de Carcass, ainsi que Lee Dorrian, promoteur de concerts, pour enregistrer la face B de Scum aux Rich Bitch Studios en mai 1987. Après une courte tournée, Jim Whiteley est remplacé par Shane Embury (ex-Unseen Terror) à la basse. Napalm Death apparaît alors sur deux compilations, deux Peel Sessions, ainsi qu’un split avec S.O.B.. La formation repart en studio pour l’enregistrement du second album, From Enslavement To Obliteration et participe dans la foulée au BBC Arena Heavy Metal Special, avant d’enchaîner sur une tournée qui les mène au Japon. De retour, Steer annonce son intention de se consacrer uniquement à Carcass et Dorrian part fonder Cathedral.
Les chaises musicales se calment quelque peu avec l’arrivée de Jesse Pintado (ex-Terrorizer) et Mark Greenway (ex-Benediction). Napalm Death démarre alors le Grindcrusher Tour avec Carcass, Bolt Thrower et Morbid Angel et recrute un second guitariste, Mitch Harris (ex-Righteous Pigs). Le groupe s’embarque pour la Floride travailler avec Scott Burns pour la réalisation du troisième album, Harmony Corruption, qui marque une césure par son style plus death metal. Après la tournée qui s’en suit, Mick Harris créé son projet Scorn dans lequel on retrouvera Bullen.
Le nouvel album Utopia Banished est enregistré avec Danny Herrera, un viel ami de Jesse Pintado. Dès lors, Napalm Death n’arrête pas de tourner, enchaînant le Campaign for Musical Destruction Tour aux côtés de Dismember, Obituary, Carcass et Brutal Truth et participant à la compilation Alternatives Tentacles de covers des Dead Kennedys avec “Nazi Punks Fuck Off”. Après l’enregistrement de Diatribes, l’atmosphère s’obscurcit. Suite à des tensions avec Mike Greenway, ce dernier est échangé avec Phil Vane (Extreme Noise Terror), avant de revenir au sein de Napalm Death.
Jusqu’en 2004, le groupe de Birmingham enregistre quatre albums supplémentaires mais doit faire face cette année-là au départ de Jesse Pintado à cause de problèmes personnels (il décèdera en 2006). Napalm Death devient quatuor et sort The Code is Red…Long Live the Code sur lequel apparaîssent Jello Biafra, James Jasta ou Jeff Walker. Le treizième album, Smear Campaign, voit le jour en 2006 auquel fait suite une avalanche de dates à travers le monde.

:: Site Officiel :: www.napalmdeath.org/

Source:  http://www.metalorgie.com/punk/groupes.php?id=1948