Critique du nouvel album Death Magnetic

7 11 2008

deathmagnetic02-077335001217098480

Dif­fi­cile de ne pas faire le fan­boy de base quand sort un nou­vel album de Me­tal­li­ca. Il faut dire que la sor­tie de Death ma­gne­tic était sa­vam­ment or­ches­trée. La fu­ture po­chette, ainsi que le nom de l’album, ont été dé­voi­lés en avant-​pre­mière sur le site du groupe petit à petit. Un site évé­ne­men­tiel, Mis­sion Me­tal­li­ca, a même été dé­ve­lop­pé pour per­mettre aux fans d’avoir en ex­clu­si­vi­té des bouts de chan­sons, des vi­déos de la vie du groupe en stu­dio. Pour ter­mi­ner, l’album était dis­po­nible en ver­sion spé­ciale com­pre­nant l’accès la par­tie pri­vée de Mis­sion Me­tal­li­ca, la pré-​com­mande de l’album et le té­lé­char­ge­ment de ce­lui-​ci, 24h avant la sor­tie of­fi­cielle. Et, ce­rise sur le gâ­teau, un ma­ga­sin de Paris a mis, par er­reur (?), en vente l’album une se­maine avant. C’est ainsi que les plus im­pa­tients au­ront pu dé­cou­vrir l’album avant même les fans qui avaient payé le cof­fret de l’album. Il faut dire que 5 ans (déjà !) ont passé de­puis le très dé­crié St Anger. C’est donc dans une im­pa­tience fé­brile que je dé­bal­lais le pa­quet pour dé­cou­vrir ce nou­vel album.

Un a prio­ri fa­vo­rable

Pre­mière consta­ta­tion : contrai­re­ment à ce à quoi on pou­vait s’at­tendre après avoir dé­cou­vert les aper­çus sau­pou­drés par le groupe, la po­chette du di­gi­pack est ma­gni­fique. Une forme de cer­cueil (de plus ou moins bon mau­vais goût) est dé­cou­pée dans la cou­ver­ture, en­tou­rée par des lignes de champs ma­gné­tiques. Deuxième consta­tion : le sigle du groupe est de re­tour après avoir été aban­don­né pour Load, Re­load, S&M et St Anger. Comme au bon vieux temps. Au des­sous un Death ma­gne­tic d’ar­gent pour illus­trer le titre de l’album. Le li­vret est vrai­ment très beau, chaque chan­son est illus­trée par une belle image en ni­veaux de gris avec tou­jours cette forme ob­longue qu’on re­trouve en tant que lu­mière di­vine, chair d’ani­mal écor­ché ou bouche hur­lante. Le CD, lui, est blanc et ar­gent, sobre. Il est gran­de­ment temps de le mettre dans la pla­tine avec un peu d’ap­pré­hen­sion.

Dé­luge de gui­tares

Quelques notes de gui­tare s’égrainent sur un coeur qui bat. La bat­te­rie prend le pas lan­çant réel­le­ment l’album qui dé­marre sur des cha­peaux de roue, pro­pul­sé par des gui­tares tron­çon­nantes. La voix de James crache les pa­roles à toute vi­tesse, les jette dans une course éper­due. Comme au bon vieux temps. That was just your life marque d’em­blée la cou­leur de l’album, comme l’en­fant de Kill’em all ou Mas­ter of pup­pets avec St Anger. Les titres sont pour la plu­part ul­tra-​ra­pides, The end of the line, Bro­ken, beat & scar­red, All night­mare long ou en­core My apo­ca­lypse, au tire clin d’oeil au passé de ceux qu’on ap­pe­lait les 4 Ca­va­liers, laissent l’au­di­teur ex­té­nué. On at­tend de dé­cou­vrir ces mor­ceaux en live ! Mais sur­tout ce qui sa­tis­fait le fan des dé­buts de Me­tal­li­ca, c’est bel et bien le re­tour des solos, tel­le­ment pré­sents qu’on en fe­rait presque une over­dose. C’est simple, tous les titres de Death ma­gne­tic ont ce pont/solo rem­pli de notes de gui­tares qui sur­git en plein mi­lieu des chan­sons. Quand ils ne se ter­minent pas par un tsu­na­mi de gui­tares qui as­saillent l’au­di­teur, comme dans The day that never comes (l’un des tous meilleurs titres) au début pour­tant plu­tôt ty­pique de la pé­riode Load/Re­load.

Quelques coups de mou tout de même

On pour­rait en fait jouer des heures à re­trou­ver des si­mi­la­ri­tés entre les pré­cé­dents al­bums et Death ma­gne­tic. L’envol de Sui­cide & Re­demp­tion, une chan­son ins­tru­men­tale comme au bon vieux temps, rap­pelle im­man­qua­ble­ment celui de Fade to black, et on s’ima­gine déjà sous les étoiles qui pointent leur nez, en jouis­sant avec un plai­sir ona­nique de ces quelques notes. Quelques titres ce­pen­dant peinent mal­heu­reu­se­ment à convaincre. Cya­nide s’en­dort un peu au bout de quelques mi­nutes mal­gré un riff mar­quant perdu dans le mor­ceau. The Judas kiss manque sin­gu­liè­re­ment de ra­pi­di­té. Sans doute sommes-​nous de­ve­nus très exi­geants avec la mu­sique de Me­tal­li­ca…

Death ma­gne­tic sonne fi­na­le­ment plus comme la di­ges­tion abou­tie de plu­sieurs dé­cen­nies de mu­sique que comme un re­tour aux sources. Mais les riffs im­pa­rables (ahhh The day that never comes), comme les purs mo­ments de bon­heur (ahhh l’intro de The un­for­gi­ven III), font de cet album si ce n’est l’album du siècle, du moins une bonne sur­prise.

Me­tal­li­ca – Death ma­gne­tic

01.  That was just your life
02. The end of the line
03. Bro­ken, beat & scar­red
04. The day that never comes
05. All night­mare long
06. Cya­nide
07. The un­for­gi­ven III
08. The Judas kiss
09. Sui­cide & re­demp­tion
10. My apo­ca­lypse

Source:  http://www.krinein.com/musique/metallica-death-magnetic-8003.html





Bio De Metallica

6 11 2008

Les bases de metallica sont jetées en 1980 quand James Hetfield répond à une annonce placée dans un journal par Lars Ulrich. Les deux se rencontrent et jouent ensemble, mais en restent là. À l’été 81, Ulrich contacte Hetfield et un ami, Lloyd Grant, pour former un groupe qui participera à une compilation. metallica donne un premier concert en 1982, à Anaheim, en Californie. Afin d’obtenir plus de concerts, le groupe doit enregistrer un démo. Le démo est enregistré avec James et Lars de même que le bassiste Ron McGovney et le guitariste Dave Mustaine qui formera plus tard Megadeth.

Une connaissance du groupe les informe de l’existence d’un bassiste talentueuxMetallica, Cliff Burton qui joue à ce moment avec Trauma. James et Lars sont tellement impressionnés par Burton qu’ils tentent de le convaincre de joindre metallica. Celui-ci se fait tirer l’oreille et dit qu’il accepte si le groupe s’installe à San Francisco. Au cours d’un séjour à New York pour un spectacle, il devient apparent que Mustaine boit trop et les autres membres lui demandent de quitter. C’est ainsi qu’arrive le guitariste Kirk Hammett.

En mai 1983, le groupe entre en studio et enregistre son premier véritable albumMetallica, « Kill ‘Em All » qui était originalement intitulé « Metal Up Your Ass ». metallica revient encore plus fort un an plus tard avec « Ride the Lightning » et le mini-album « Creeping Death ». L’une des œuvres majeures du groupe parait en 1986 avec le lancement de « Master of Puppets ». Le groupe part en tournée avec Ozzy Osbourne, mais un petit incident survient alors que James se fracture un poignet en faisant du skate-board. La tournée se poursuit, mais James ne fait que chanter.

L’univers de metallica balance le matin du 27 septembre 1986. Alors que tout le monde dort paisiblement dans l’autobus de tournée qui les amène de Stockholm à Copenhague, le chauffeur de l’autobus en perd le contrôle en raison de la glace noire et le mastodonte se retrouve sur le côté. La confusion fait place à l’émoi alors que tout le monde sort du véhicule, sauf Cliff Burton qui perd la vie à l’âge de 24 ans. Complètement assommés, les membres du groupe mettent un terme à la tournée et rentrent à la maison. Une fois le choc passé, ils se mettent à la recherche d’un nouveau bassiste. Ils reçoivent Jason Newsted en audition et celui-ci les convainc qu’il est l’homme de la situation puisqu’il a appris toutes les chansons du groupe en quelques jours seulement.

En 1987, metallica lance le mini-album de reprises « Garage Days Re-Revisted » afin de permettre aux fans de se familiariser avec Newsted. La même année, la vidéo « Cliff ‘Em All » sort en guise d’hommage à Cliff Burton. De retour avec un album complet en 1988, metallica offre …And Justice For All ». Quelques mois plus tard, le groupe surprend tout le monde avec le clip « One » alors que la formation avait toujours juré qu’elle n’en ferait jamais. L’année 1989 est bonne pour metallica qui est en nomination au gala des Grammys. Elle perd aux mains de Jethro Tull, ce qui ne semble pas déranger le groupe outre mesure. metallica se reprend en 1990 avec le Grammy de la Meilleure prestation metal pour la pièce « One ».

metallica retourne en studio en 1990 en compagnie du réalisateur canadien Bob Rock et enregistre l’album éponyme que tous appellent désormais « The Black Album ». Le groupe remporte de plus un second Grammy en 1991 pour la pièce « StOne Cold Crazy ». Après le lancement de « metallica », la formation part en tournée et fait un crochet du côté de Moscou pour jouer avec AC/DC devant une foule de 500 000 spectateurs. En 1992, le groupe remporte son troisième Grammy grâce à « Enter Sandman ». L’album éponyme produit d’autres simples couronnés de succès dont « Nothing Else Matters ».

La tournée de 1992 est marquée par un incident malheureux alors que le 8 août, James est brulé par des éléments pyrotechniques pendant un spectacle au Stade Olympique de Montréal. Guns ‘N Roses monte ensuite sur scène et Axl quitte après quelques chansons. Les fans sont excédés et une émeute mémorable suit.

Après une pause forcée par la blessure de James et une série de tournées, metallica retourne en studio en 1995 et retient de nouveau les services de Bob Rock. Le résultat est dévoilé quelques mois plus tard quand « Load » est lancé en avril 96. Dès lors, la popularité de metallica est indéniable, le groupe est choisi pour être tête d’affiche du populaire festival Lollapalooza. Peu de temps après, la formation lance « ReLoad ».

En 1998, metallica est à nouveau de retour en studio et prépare « Garage Inc. ». La même année, la valse des poursuites commence. La première vise Amazon.com qui propose à sa clientèle internaute un album non autorisé. Vient ensuite Victoria’s Secret qui fabrique un baume à lèvre utilisant le nom du groupe. En 1999, metallica remporte son quatrième Grammy avec la chanson « Better Than You ». Tourjours en 1999, le groupe reçoit un prix Diamant de la Recording Industry Association of America pour des ventes de simples dépassant les dix millions d’exemplaires. En avril 1999, metallica expérimente et se produit à deux reprises en compagnie de l’Orchestre symphonique de San Francisco. Le résultat se retrouve sur l’album « S & M » où classique et metal se côtoient de façon étonnante. metallica est partout cette année-là, se produisant aussi au festival Woodstock 1999 comme ils l’avaient fait en 1994.

Le groupe accumule les récompenses avec la régularité d’un métronome puisqu’un autre Grammy s’ajoute à la collection en 2000. C’est aussi en 2000 que metallica lance sa poursuite la plus célèbre, celle visant le logiciel d’échange de fichiers MP3 dans Internet, Napster. Le groupe clame le viol de ses droits d’auteur pour justifier sa plainte tout en indiquant qu’il désire jouer le rôle de leader dans cette importante question qui touche tous les artistes. metallica aura éventuellement gain de cause.

Après une quinzaine d’années sans changement de personnel, une tuile tombe sur la tête du groupe et de sa légion de fans quand Jason Newsted annonce qu’il quitte metallica en janvier 2001. Il désire consacrer plus de temps à sa famille et se remettre des dommages physiques causés par quatorze ans passés sur la route.

En février 2001, metallica met la main sur un sixième Grammy. Malgré le départ de Newsted, les trois membres restants retournent en studio en compagnie de Bob Rock en 2001 afin de recréer la magie de « metallica » et « Load ». Le nouvel album du groupe « St. Anger » parait en 2003. Pendant ce temps, Jason Newsted devient bassiste du groupe metal québécois Voivod en plus d’être courtisé par Ozzy Osbourne qui a perdu son bassiste, Robert Trujillo, aux mains de… metallica.

Les sujets des chansons de metallica ont une base super bonne. On prend toujours un personnage réel, et puis on parle à sa place de son chagrin, ses problèmes. Prenons par exemple “One” (“…And Justice For All“): un soldat, ayant un accident dans la guerre, retourne sans pouvoir, sans vue, sans pieds pour marcher, metallica décrit son sentiment.

metallica nous a toujours surpris avec des solos hurlants, criant les racines du thrash metal, une peine, du mal. Chaque chanson a son solo guitare, qui raconte une histoire, un sentiment. Modérement Kirk utilise la pédale wah/wah pour donner un nouveau style aux solos, et ça marche très bien.

Source:  http://www.spirit-of-metal.com/biographie-groupe-Metallica-id_bio-115-l-fr.html





Master Of Puppet

5 11 2008