Critique de l’album Nostradamus
1 01 2009Judas Priest est considéré comme l’un des groupes les plus influents de la scène metal durant les trente dernières années. Faisant partie de la nouvelle vague de heavy metal britannique, le groupe a vendu plus de 35 millions d’albums dans le monde. C’est aussi un groupe très expérimental dans le sens que chacun de ses albums a subi une certaine évolution et des influences de diverses vagues musicales.
En 2005, « Angel Of Retribution » a vu le jour en l’honneur du retour si attendu du metal god Rob Halford après 13 ans d’absence. L’album est considéré comme un bon successeur au fameux « Painkiller », mais ne se démarque pas pour autant comme un album de référence. Ce n’est qu’après la fin de la tourné de réunion qu’ils commencèrent à réfléchir sur ce qui pourrait être intéressent à exploiter pour le prochain opus. L’idée d’un album concept sur le prophète français Michel de Nostredame ou plutôt connu sous le nom de Nostradamus a été proposée par le gérant du groupe. C’est ainsi que le groupe s’intéressa de prêt à la vie du prophète et trouva l’idée du gérant inspirante, et ils entrèrent en studio pour enregistrer le successeur de Angel of Retribution.
Apres 3ans d’attente, Judas Priest annonce sur le site de live nation la sortie du double cd intitulé tout simplement «Nostradamus » sous différentes versions. Nostradamus est composé de 23 tracks et contient beaucoup d’interludes. À première vue, je n’étais pas très confient avec l’idée des interludes instrumentaux dans les albums concepts et encore moins pour un album de Judas Priest, mais après plusieurs écoutes complètes de l’album, mon doute a été terrassé par la cohérence de cette histoire épique racontée par les leaders du heavy metal.
L’album commence avec ‘’Dawn of creation’’, une chanson instrumentale qui ouvre les portes à ‘’Prophecy’’. Les deux tracks sont très homogènes dans le sens que ‘’Dawn of creation’’ contient un aspect épique qui entraîne facilement dans le monde occulte de Nostradamus. Par la suite, l’histoire commence par l’auto introduction du prophète.
Ainsi expliqué par Rob Halford dans plusieurs interviews récents, l’album se concentre plus sur la vie du personnage plutôt que ses prophéties, c’est ainsi que la chanson du même nom avec son coté old school fait la liaison entre Nostradamus et l’essence du heavy metal.
Le concept de Nostradamus pour Judas Priest a été un tunnel pour associer la musique classique et le heavy metal d’une manière cohérente et en écoutent des chansons comme ‘’Pestilence and plaque’’ ou encore ‘’Nostradamus’’, on comprend très vite. Les interludes dans l’album ont pour but de remonter dans le temps et figurer l’ambiance du moment précis dans l’histoire du personnage et c’est absolument la force majeure de cet opus.
Tous les amateurs de Judas Priest aimeront cet album vu sa diversité. Comme si en racontant l’histoire de Nostradamus le groupe a pu toucher à toutes les périodes de sa carrière : de l’aspect psychédélique de ‘’Rocka Rolla’’ en passant par du beat lourd à la ‘’Heavy Duty’’, ‘’Metal Gods’’… en allant vers un speed Metal proche de ‘’Screaming for Vengence’’. Par contre, ceux qui préfèrent une certaine période seront déçus de ne pas avoir droit à une seule chose. Même que ceux qui ont préféré Painkiller à tous leurs albums n’ont pu avoir droit qu’à 3 ou 4 chansons du style. Un album que je note : 8 /10 vu son coté expérimental interprété avec sagesse par un groupe qui n’a plus rien à prouver.
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| Style : Heavy Metal
Compagnie : Epic / Sony BMG Format : CD Liste des pistes : 01. Dawn of Creation |
| Source: http://www.metaluniverse.net/lire_critique.php?id=1204 |
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Biographie de Judas Priest
1 01 2009Judas Priest est un groupe de heavy metal traditionnel britannique fondé en 1970 par le guitariste K. K. Downing et le bassiste Ian Hill. Le nom du groupe provient de la chanson « The ballad of Frankie Lee and Judas Priest » de Bob Dylan.
Il s’agit, avec Black Sabbath, d’un des tout premiers groupes du genre, et encore aujourd’hui un des plus influents. Le premier album, Rocka Rolla, comporte des bases hard rock et de fortes réminiscences du rock progressif avec des morceaux longs et planants. Mais à partir de Sad wings of destiny, le style se durcit considérablement, définissant alors les caractéristiques principales du heavy metal. Le succès de Judas Priest sera dès lors grandissant dans le monde entier.
Le groupe sera l’un des plus marquants des années 1980. La voix du chanteur Rob Halford, qui peut couvrir plusieurs octaves, associée au style heavy metal était une caractéristique principale. Le groupe propulsa à l’avant-plan le genre Arena Metal, caractérisé par des performances hautes en pyrotechnie dans les diverses arènes de hockey des grandes villes du monde. Judas Priest mettra également au monde le look heavy metal biker, avec son habillement de cuir et ses bracelets métalliques à clous. Mais avant tout, c’est son style musical caractérisé par l’utilisation de deux guitaristes solistes (comme Thin Lizzy ou Iron Maiden), au service de compositions raffinées, et la qualité des performances scéniques (plusieurs albums live en attestent, notamment Unleashed in the East) qui font de Judas Priest un des groupes de heavy metal les plus importants.
L’album Turbo voit un passage du côté du metal plus commercial avec l’utilisation de guitares-synthétiseurs (une première pour un groupe de heavy metal), alors que l’album Painkiller marque un retour vers un style beaucoup plus agressif, influencé par le thrash metal. Ce virage coïncide avec l’arrivée du batteur Scott Travis, adepte notoire de la pédale double et successeur de batteurs tels que Lars Ulrich ou Dave Lombardo.
Le chanteur Rob Halford (surnommé « The Metal God » par les fans) quitte le groupe en 1991 pour mener une carrière solo, remplacé par Tim “Ripper” Owens à partir de l’album Jugulator. Halford est depuis revenu au sein du groupe en juillet 2003. Après une participation remarquée au Ozzfest en 2003-2004, Judas Priest parcourt depuis le monde avec la tournée Angel Of Retribution, suivant la sortie de l’album éponyme.
En 2008, Judas Priest change cependant de cap et lance un concept-album nommé “Nostradamus”. Cet album est un opéra qui traîte les divinations du célèbre astrologue du même nom.
Source: http://www.zonemetal.com/contenu-afficher-band-groupe-284.html
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