Critique et com sur The Way Of All Flesh
2 01 2009Dans la musique, plusieurs groupes s’efforcent de trouver niche dans un concept qui les représente le mieux possible. Alors que la saveur du mois semble être en faveur des barbes et des cornes de vikings, certains groupes préfèrent s’engager dans un concept un peu plus sérieux et d’actualité. L’un de ces groupes revendicateurs est Gojira. Les maîtres du baleine-core environnementaliste progressif aux accents death métal psychédélique sont de retour avec un nouvel opus déstabilisant et déconcertant. Permettez la fantaisie dans l’énonciation du style du groupe, mais avouez qu’il n’y a pas vraiment de mots pour décrire l’originalité de Gojira. The Way of All Flesh n’arrive peut-être qu’au dernier trimestre de l’année mais il est entièrement de calibre à faire passer une bonne portion des parutions de 2008 complètement inaperçues.
Si la musique de Gojira s’exempte de toutes les étiquettes possibles en matière de style musical, il faut tout de même tenter de la décrire afin de satisfaire la curiosité des néophytes. En mot simples, disons que Gojira est probablement le produit d’une lune de miel entre Morbid Angel et Meshuggah passée en France, sous l’influence de plusieurs substances désignables avec trois lettres majuscules. L’image vous fait grimacer ? Mission accomplie, il n’y a rien de saint dans la musique de Gojira!
Rappelons que le groupe avait pris la communauté métal par surprise avec l’effort From Mars to Sirius, en 2006. Sur The Way of All Flesh, le groupe poursuit son exploration musicale en suivant le même canevas que sur l’album précédent. Y voir une tendance à se répéter serait une grossière erreur car le tableau musical de Gojira est si riche et complexe qu’il faudrait toute une discographie pour un faire le tour. Dès l’ouverture de l’album avec Oroborus, on remarque la tendance du groupe à employer des signatures de temps fractionnaires. Ce style de structure met adéquatement en vedette l’excellent batteur de la formation, Mario Duplantier. La première pièce de l’album en est une majoritairement ambiante qui donne l’impression que la musique vogue lentement vers quelques passages mémorables. Lorsque l’effet dans la voix de Joe Duplantier est assimilé, le refrain d’Oroborus reste dans la tête.
L’ambiance et les nuances ne sont pas les seules choses dont sont capables les membres de Gojira. En effet, avec Toxic Garbage Island, le groupe milite avec agressivité conte les sacs de plastique qui polluent nos plages ! Sur ce titre, les influences de Morbid Angel sont flagrantes et Gojira y incorpore même certaines saveurs de ‘stoner’. On se retrouve donc devant la force qui fait que ce groupe français fait partie d’une ligue complètement à part : l’habileté à faire se rencontrer des influences qui n’ont rien à voir les unes avec les autres. Vous en doutez ? Écoutez A Sight to Behold ! On y retrouve même des sonorités plus facilement associables à Britney Spears ou Cher qu’à du métal. Pourtant, lorsque mélangé aux influences jazz et death du groupe, cet étrange cocktail fonctionne à merveille. En plus de marier les styles, Gojira semble prendre un malin plaisir à faire collisionner ensemble certains extrêmes. On pense à All the Tears, qui présente un riff lent et dissonant sur un blast beat, tout ce qu’il y a de plus fracassant.
Sur The Way of All Flesh, Gojira maintient son identité et son originalité mais ajoute à sa musique une légère saveur américaine. Cette dimension très accrocheuse dans les compositions du groupe fait en sorte que les nombreuses répétitions de riffs ne paraissent pas comme des longueurs. En effet, ce qui était parfois lassant sur From Mars to Sirius est maintenant beaucoup plus recherché et semble tout simplement plus mature. Toutes les répétitions, les subtilités, la variété et les changements d’humeur s’unissent sur cet album qui est très difficile à assimiler. Finalement, le seul défaut notable de l’album, s’il en est un, est qu’il est extrêmement difficile à comprendre et aussi très lourd en ambiance. Il se peut que les propriétés accrocheuses de The Way of all Flesh ne paraissent pas immédiatement pendant les premières écoutes.
Apparemment, Gojira n’a pas fini de surprendre. Deux années et des poussières après la sortie d’un album ayant mérité au groupe un forte notoriété en Amérique du Nord, la formation nous revient avec un véritable voyage musical en The Way of All Flesh. Attachez votre ceinture, il se peut que le périple comporte de la turbulence. La destination ? Allez savoir ! Chose certaine, le voyage comprend une foule de moments mémorables que les mots ne sauront décrire. Un incontournable pour 2008.
Source: http://www.capitaledumetal.com/cdm/site/critiques/review_gojira_the_way_of_all_flesh
Commentaires : Laisser un commentaire »
Catégories : Gojira
Gojira bio & disco
2 01 2009GOJIRA | biographie / discographie
style : Death / Thrash / Progressif
pays : France
formé en : 1996
- Joe Duplantier (chant + guitare)
- Christian Andreu (guitare)
- Jean-Michel Labadie (basse)
- Mario Duplantier (batterie)
site officiel :
http://www.gojira-music.com
C’est au fond d’un garage de la région de Bayonne que Gojira (Godzilla à l’époque) voit le jour en 1996. Composé des frères Duplantier – Joe et Mario – tous deux respectivement à la guitare / chant et à la batterie, mais aussi du bassiste Alex et Christian Andreu, le groupe fait ses premiers pas.
Dès 1996, la formation franco/américaine publie une première démo, Victim. S’en suit dans la foulée Possessed, en avril 1997. Gojira tourne dans le sud de la France et fait son effet.
En 1999, une troisième démo tombe : Saturate. Wisdom comes, quatrième démo annonce le premier vrai succès du groupe.
Après un travail d’arrache pied et quatre démos depuis 1996, Gojira signe enfin son premier album en 2001 : Terra incognita. Enregistré en belgique, ce premier opus est édité chez Gabriel éditions et diffusé par Next Music. La scène metalique française se prend alors une bonne grosse claque. Gojira s’offre les premières parties de grands groupes de passage de France (Immortal, Cannibal Corpse, Out, Edge of Sanity, Mass Hysteria, Watcha, etc.)
Après avoir signé chez Boycott Recods/Next Music, le groupe revient avec un second opus nommé The link en avril 2003.
L’année suivante, en 2004, Gojira publie un DVD live : The Link alive. La même année, Alex – bassiste – quitte la formation et se fait remplacer par Jean-Michel Labadie.
Fin septembre 2005, From Mars to Sirius finit de convaincre les derniers sceptiques. Avec cet opus, Gojira devient incontestablement un groupe incontournable.
album : Possessed
groupe : Gojira
sortie : 1997
02- Bleeding
03- Brutal Abortion
04- End Of Time
05- Mandragore
album : Terra Incognita
groupe : Gojira
sortie : 2001
02- Lizard Skin
03- Satan Is A Lawyer
04- 04
05- Blow Me Away You (Niverse)
06- 5988 Trillions De Tonnes
07- Deliverance
08- Space Time
09- On The B.O.T.A
10- Rise
11- Fire Is Everything
12- Love
13- 1990 Quatrillions De Tonnes
14- In The Forest
album : The Link
groupe : Gojira
sortie : 2003
02- Death Of Me
03- Connected
04- Remembrance
05- Torii
06- Indians
07- Embrace The World
08- Inward Movement
09- Over The Flows
10- Wisdom Comes
11- Dawn
album : Link Alive (live)
groupe : Gojira
sortie : 2004
02- Remembrance
03- Death Of Me
04- Love
05- Embrace The World
06- Space Time
07- Terra Inc.
08- Indians
09- Wisdom Comes
10- Blow Me Away You (Niverse)
11- Lizard Skin
12- Inward Movement
13- The Link
14- Clone
15- In The Forest
album : From Mars To Sirius
groupe : Gojira
sortie : 2005
02- Backbone
03- From The Sky
04- Where Dragons Dwell
05- The Heaviest Matter Of The Universe
06- Unicorn
07- Flying Whales
08- In The Wilderness
09- World To Come
10- From Mars
11- To Sirius
12- Global Warming
album : The Way Of All Flesh
groupe : Gojira
sortie : 2008
02- Toxic Garbage Island
03- A Sight To Behold
04- Yama’s Messengers
05- The Silver Cord
06- Adoration For None
07- All The Tears
08- The Art Of Dying
09- Esoteric Surgery
10- Vacuity
11- Wolf Down The Earth
12- The Way Of All Flesh
Commentaires : Laisser un commentaire »
Catégories : Gojira
