Death dies hard

28 02 2009





Critique de Night Electric Night

28 02 2009

Deathstars

IKEA DES VANITESLes suédois de Deathstars se veulent ni metal, ni indus, ni gothiques : ils s’affirment rock and roll. Et s’ils n’étaient rien ? Avec Night Electric Night n’ont-ils pas simplement pris la grosse tête avant de nous prendre le chou ? Enregistré à New-York rapidement (les KoRn réclamant le groupe pour sa tournée européenne), ce troisième album souffre d’une indigence créative au sein de ce qui demeure du dark métal scandinave même si on est loin là de la scène finlandaise la plus créative dans le genre metal en général. Certes, il y a toujours la voix caverneuse de Whiplasher Bernjadotte (reste napoléonien sur la Suède) fidèle au modèle basique du genre, et un mitraillage de riffs qui assurent souvent un succès d’audience pour ceux qui flirtent avec le genre métal en ne le connaissant que de vague réputation.

Le groupe demeure fidèle à la tradition glauque en en rajoutant ici une couche. A savoir un “savant” (sic) mixage d’une vision sombre de New-York, de l’histoire de la Russie et de la décadence généralisée. Tout cela, histoire de porter un certain mal-être (surjoué) du côté du divertissement gothique dans lequel l’ironie supposée quoique affirmée du groupe est dure à déceler. Bref sans être une énorme blague ce CD sent la fabrique. Comme sent l’escroquerie leur différend avec Metallica. Mais passons sur l’épisode “people”. Les Suédois se disent “définitivement” proches de Mötley Crüe. Voire… S’ils jouent les mauvais garçons stone et à la vie hors de ses gonds ils se veulent malgré tout et à travers des frasques – sans doute plus surjouées que vécues – propres sur eux et veulent se démarquer des “bouseux” métalleux scandinaves. Les Deathstars oublient un peu vite cependant tout ce qu’ils leur doivent.

Mais il y a plus. Ceux qui se veulent tellement à part dans l’univers Metal ne se privent pas pour autant d’aligner les clichés sur le genre et de profiter du suicide de Jon Nodtveidt (fondateur de “Dissection” avant de sombrer) pour faire de cet épisode tragique le titre phare de leur dernier album. Ah, récup, quand tu nous tiens… Inconséquents jusqu’au bout de leurs déguisements militaires (hérités de la version filmique du Wall des Pink Floyd ?…) les Deathstars finissent ici (même si leur carrière est récente) de se parodier. Quand le cynisme et l’ironie ne sont que de surface, le rock (quel qu’en soit le genre) n’est qu’un pis aller. Certes (mais cela ne suffit pas à le justifier) on ne compte plus les groupes qui ont exploité ce filon et ce jeu-farce de “stars” et aussi de… tsars dans le cas qui nous intéresse aujourd’hui.

Source:  http://www.lesimmortels.com/blog/chronique-musicale/207/2009/02/15/deathstars-night-electric-night-2009-nuclear-blast/





Bio de Deathstars

28 02 2009

Deathstars est un groupe de Metal industriel d’origine suédoise fondé à Göteborg en 2000 par Whiplasher Bernadotte et Nightmare Industries. À l’origine, le groupe s’appelait Swordmaster et jouait du heavy metal. De la rencontre avec les membres de Dissection et Ophthalamia naitra Deathstars.

Leurs influences sont l’Indus,l’Electro, et le Gothic Metal. Le son du groupe ainsi que la voix du chanteur rappellent fortement Rammstein (Ce qui n’est sans doute pas un hasard puisque Stefan Glaumann, le responsable au mixage sur leurs 3 albums, s’occupe également du groupe allemand.

Depuis la création du groupe ils ont essayé plusieurs looks, d’abord le latex et le vinyl pour le premier album. Ils arborent ensuite des tenues gothiques et militaires pour le deuxième. Sur scène, les membres du groupe portent soit des chemises kakis, soit leurs vêtements personnels, plus rock’n roll que gothique.

Source:  http://www.musicme.com/Deathstars/biographie/