Critique d’Evicerasion Plague

5 10 2009

Après le redoutable album Kill, qui annonçait le retour de Rob Barrett et la toute première collaboration avec Erik Rutan derrière les consoles d’enregistrement, l’infatigable Cannibal Corpse réinvestit les Mana Recording Studios du leader d’Hate Eternal, en ce mois de septembre 2008. Parfaitement rodé grâce à de longues tournées à travers le monde, mais aussi fort d’un line up inchangé, qui ne compte pas moins de quatre compositeurs en son sein, le groupe floridien met ainsi en boite Evisceration Plague, représentant déjà son 11ème full lenght.

D’entrée, le tapageur Priest of Sodom annonce la couleur, dominé par le couple rythmique en béton Mazurkiewicz / Webster, les riffs serrés et complémentaires d’O’Brien & Barrett, le tout dynamisé par les growls articulés de Fisher, qui possède cette aisance incroyable pour passer d’un guttural profond à des cris particulièrement arrachés. En douze titre, de l’entrainant et non moins excellent Scalding Hail à la patte Webster indéniable, jusqu’au technique To Decompose d’O’Brien au léger parfum de Gallery Of Suicide en son break, en passant par le Shatter Their Bones de Barrett aux riffs intraitables & contretemps vicieux, ou encore par le bon Unnatural mis en avant par un soli délectable de Rutan, Cannibal Corpse affiche une nouvelle fois un savoir-faire incontestable.

Toutefois, malgré la qualité de ses compositions & de leur interprétation, la clarté & l’incision de son enregistrement, Evisceration Plague manque encore d’éléments permettant de distinguer pleinement chacun de ses morceaux, et de produire cette étincelle qui magnifie définitivement un album. En outre, ce nouvel effort de Cannibal Corpse reste relativement proche de Kill, subissant inévitablement la comparaison avec son prédécesseur, sans bénéficier parallèlement du même effet de surprise, aussi bénéfique qu’excitant.

Fidèle à lui-même, se riant de toutes les modes et traversant toutes les époques, le groupe d’Alex Webster poursuit sa carrière tel un véritable métronome, lâchant un Evisceration Plague équilibré, qui le maintient invariablement dans le peloton de tête des formations deathmetal, auxquelles le deathster peut aveuglément se fier. Les détracteurs peuvent légitimement crier quant à la relative interchangeabilité des albums de Cannibal Corpse depuis un certain Bloodthirst,

Source:  http://www.spirit-of-metal.com/album-groupe-Cannibal_Corpse-nom_album-Evisceration_Plague-l-fr.html

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mais peut-on raisonnablement reprocher au groupe floridien de laisser en place les rouages d’une machine parfaitement huilée ?





Priest of sodom

5 10 2009





Bio de Cannibal Corpse

5 10 2009

Cela fait 11 ans que le petit groupe de Buffalo (New York) a sorti son premier album “Eaten Back To Life” chez Metal Blade, et pendant cette décade d’existenceCannibal Corpse, Cannibal Corpse a accompli un boulot énorme. Cannibal Corpse a sans arrêt été poursuivi par la police morale (Gore, PMRC, Lieberman, Dole), est apparu dans une grosse production hollywoodienne (“Ace Ventura : Pet Detective”), est le premier groupe de death metal à avoir atteint les charts du Billboard Top 200 Album, a fait les couvertures d’à peu près tous les magazines de metal du mondeCannibal Corpse, a tourné autour du globe régulièrement et vendu des millions d’albums. Et tout cela sans diffusion sur des radios nationales et sans le soutien des chaînes musicales comme MTV.

Le groupe est censuré dans certains pays et même interdit en Australie, en Nouvelle-Zélande et en Corée. En Allemagne, il lui est interdit de jouer les titres des trois premiers albums et la vente de “Butchered At Birth” y est complètement hors-la-loi !

Le 28 février 2002, “Gore Obsessed“, le huitième album studio du groupe redéfinira le genre death metal et régnera comme l’album le plus accompli de Cannibal Corpse. C’est pour la première fois le producteur Neil Kernon (Queensrÿche, Nevermore, Skrew, Macabre…) qui prend les manettes. Il s’est concentré sur la technicité des guitares, puissantes, et sur les inséparables basse et batterie qui résonneront à jamais ! “Pit Of Zombies” alterne les tempos sans jamais laisser l’auditeur à la traîne. “Mutilation Of The Cadaver” est encore une fois une véritable boucherie qui voit le chanteur George “Corpsegrinder” Fisher aisément puiser dans ses meilleurs rugissements. Huit albums et Cannibal Corpse n’a jamais défié sa fanbase, restant le plus grand groupe de death metal du monde. Avec “Gore Obsessed“, qui comporte de futurs classiques tels que “Sanded Faceless”, “Hung And Bled”, “When Death Replaces Life” et “Dormant Bodies Bursting”, Cannibal Corpse a enterré toute possibilité d’être un jour détrôné…

Encore une fois, pour attirer l’intérêt des responsables de la morale de la jeunesse américaine, Cannibal Corpse est allé chercher l’ami de longue date Vincent Locke pour faire la pochette de Gore Obsessed. Fidèle a la réputation qu’il s’est faite avec les pochettes de “Butchered At Birth” et de “Tomb Of The Mutilated“, Locke a représenté le summum du gore.

Source:  http://www.spirit-of-metal.com/biographie-groupe-Cannibal_Corpse-id_bio-234-l-fr.html