Le changement le plus radical se situe forcément au niveau de la production. Avec plus de dix ans d’écart et l’évolution des techniques d’enregistrement, la production ne pouvait pas rester la même, ça va de soit ! Fini le son de guitare qui avait tendance à grésiller un peu et bienvenu la propreté. Malheureusement, j’aurais tendance à préférer les productions qui ne font pas dans l’impeccable, tant pis pour moi ! Il faut tout de même reconnaître que le son est cette fois très clair et vraiment puissant pour servir des compositions qui ne manquent pas d’énergie. Cela donne l’impression de redécouvrir ces morceaux, un peu comme l’avait fait DIMMU BORGIR en 2005 avec « Stormblast ».
C’est aussi intéressant d’entendre la voix de Angela GOSSOW sur des titres tels que « Beast of Man », « The Immortal », « Bury Me an Angel », « Transmigration Macabre » ou « Bridge of Destiny » pour ne citer que ceux là. La liste est plutôt longue car le groupe a choisi de compiler pas moins de 13 titres sur cet album. Afin de ne pas trop vous en dévoiler et de vous laisser un peu la surprise à la sortie du disque, je prendrais le risque de ne pas trop vous en dire sur cette playlist. Disons simplement que outre certains hits que le groupe ne pouvait décemment s’empêcher de faire apparaître comme « Beast Of Man », ARCH ENEMY a réussi son pari en restant cohérent. Il y a peu de changements radicaux par rapport aux originaux, en tout cas, rien de si flagrant que ça, mis à part les points cités précédemment.
ARCH ENEMY réussit le pari de faire du neuf avec du vieux et remporte haut la main cet exercice. Les ressortis d’album sont parfois un exercice risqué. Dans le cas de la bande à Michael AMOTT, le risque était tout de même limité dans la mesure où ces musiciens sont restés fidèles à eux-mêmes au fil du temps tout en continuant leur évolution. C’est tout de même assez étrange de se dire que le bonhomme a décidé de réenregistrer ces morceaux quand même assez peu de temps après la réunification du légendaire CARCASS…

