Critique The root of all evil

1 10 2009
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C’est une initiative un peu particulière qu’a prise la bande à Michael AMOTT en décidant de réenregistrer certains morceaux des trois premiers albums. Le but était de réactualiser avec le line up d’aujourd’hui ces titres et par la même occasion de les réinsérer dans la set list du groupe pour ses futurs shows. Il est vrai que depuis 1996, ARCH ENEMY a connu quelques changements de line up. A l’origine, le groupe comptait dans ses rangs Johan LIIVA au chant, Pete WILDOER à la batterie et Martin BENGTSSON à la basse, sur les trois albums BLACK EARTH (1996), STIGMATA (1998) et BURNING BRIDGES (1998.) L’arrivée de Angela GOSSOW a, on ne peut le nier, propulsé le groupe dans les hautes sphères du metal en lui permettant une plus grosse commercialisation. Réenregistrer ces titres ne pourra que mieux les faire connaître au public qui a commencé à suivre le groupe que plus récemment. Pour les nostalgiques de la première époque, ils pourront toujours continuer à écouter les premiers enregistrements et apprécier le fait que ARCH ENEMY proposera maintenant ces titres pour les prochains concerts.

Le changement le plus radical se situe forcément au niveau de la production. Avec plus de dix ans d’écart et l’évolution des techniques d’enregistrement, la production ne pouvait pas rester la même, ça va de soit ! Fini le son de guitare qui avait tendance à grésiller un peu et bienvenu la propreté. Malheureusement, j’aurais tendance à préférer les productions qui ne font pas dans l’impeccable, tant pis pour moi ! Il faut tout de même reconnaître que le son est cette fois très clair et vraiment puissant pour servir des compositions qui ne manquent pas d’énergie. Cela donne l’impression de redécouvrir ces morceaux, un peu comme l’avait fait DIMMU BORGIR en 2005 avec « Stormblast ».

C’est aussi intéressant d’entendre la voix de Angela GOSSOW sur des titres tels que « Beast of Man », « The Immortal », « Bury Me an Angel », « Transmigration Macabre » ou « Bridge of Destiny » pour ne citer que ceux là. La liste est plutôt longue car le groupe a choisi de compiler pas moins de 13 titres sur cet album. Afin de ne pas trop vous en dévoiler et de vous laisser un peu la surprise à la sortie du disque, je prendrais le risque de ne pas trop vous en dire sur cette playlist. Disons simplement que outre certains hits que le groupe ne pouvait décemment s’empêcher de faire apparaître comme « Beast Of Man », ARCH ENEMY a réussi son pari en restant cohérent. Il y a peu de changements radicaux par rapport aux originaux, en tout cas, rien de si flagrant que ça, mis à part les points cités précédemment.

ARCH ENEMY réussit le pari de faire du neuf avec du vieux et remporte haut la main cet exercice. Les ressortis d’album sont parfois un exercice risqué. Dans le cas de la bande à Michael AMOTT, le risque était tout de même limité dans la mesure où ces musiciens sont restés fidèles à eux-mêmes au fil du temps tout en continuant leur évolution. C’est tout de même assez étrange de se dire que le bonhomme a décidé de réenregistrer ces morceaux quand même assez peu de temps après la réunification du légendaire CARCASS…






Critique de Tyrants of the Rising Sun-Live in Japan

1 02 2009
site officiel : http://www.archenemy.net – autre site : http://www.myspace.com/archenemy
CD 1 :
1. Intro/Blood On Your Hands
2. Ravenous
3. Taking Back My Soul
4. Dead Eyes See No Future
5. Dark Insanity
6. The Day You Died
7. Christopher Solo
8. Silverwing
9. Night Falls Fast
10. Daniel Solo

CD 2 :
1. Burning Angel
2. Michael Solo
3. Dead Bury Their Dead
4. Vultures
5. Enemy Within
6. Snowbound
7. Shadows And Dust
8. Nemesis
9. We Will Rise
10. Fields Of Desolation/Outro

Héritier d’une longue tradition de lives capturés au Pays du Soleil Levant (Tokyo Tapes de Scorpions, Live At Budokan de MSG) initiée par le Made In Japan de Deep Purple, ce qui n’est pas pour déplaire à Mike Amott, grand fan de hard rock des seventies devant l’éternel, Tyrants Of The Rising Sun représente bien ce qu’est (devenu) Arch Enemy aujourd’hui : une machine. Oui, une machine que rien ne vient jamais gripper, froide et sans magie. Sans folie aussi, contrairement aux performances des dinosaures cités plus haut.

Une machine du reste impressionnante par sa maîtrise technique. Tout est en place, tout est carré, ultra efficace. Les frangins Amott démontrent encore une fois quels remarquables duellistes ils sont et Angela est une sacrée bête de scène. Toutes les cartouches tirées font leur trou, accrocheuses, puissantes et mélodiques.

Publié sous plusieurs formats (DVD, double vinyle…), ce live enregistré durant la dernière tournée du groupe témoigne aussi clairement de la césure survenue avec l’arrivée de la teutonne derrière le micro avec l’album Wages Of Sin (2001). Son intronisation correspond à une double évolution car elle correspond à la fois à l’explosion commerciale des Suédois en même tant qu’elle les éloigne du death technique des débuts pour enfanter depuis une musique bien plus mélodique, biberonée au hard rock (les soli de Michael et Christopher sont à ce titre éloquents, ce qui n’enlève rien à leur qualité). Parfois même, les branlettes de manche néoclassiques chères à Yngwie Malmsteen ne sont pas loin (« Intermezzo Liberté »).

Alors certes, ça avoine encore sévère, notamment grâce à l’organe furieux de la blonde mais il est tout de même un peu triste de constater que les antédiluviens « Fields Of Desolation », « Dark Insanity » (extraits de Black Earth) et « Silverwing » (Burning Bridges) sont les seuls oripeaux du passé d’une set-list qui fait donc la part belle aux quatre derniers opus et notamment au petit dernier Rise Of The Tyrants, représenté par six emprunts, dont « Blood On Your Hands », « The Day You Died », et « Vultures ».

Ce live est donc à prendre pour ce qu’il est, une synthèse du Arch Enemy avec Angela Gossow, quand bien même il n’est pas le premier (citons le EP Dead Eyes See No Future et le DVD Live Apocalypse). Pourtant, paradoxalement, malgré ces lignes un peu critiques, Tyrants Of The Rising Sun est très bon. Il est même carrément jouissif quand les deux frères se lancent dans un étalage virtuose écœurant de classe et de feeling (« Snowbound »). Et puis, comment résister à des hymnes de l’acabit de « Ravenous », « Taking Back My Soul », « Burning Angels », Enemy Within » ou bien encore « Nemesis » ? Impossible.

Les fans de la dernière période du groupe, auxquels cet album est clairement destiné, seront donc comblés. Ceux qui suivent en revanche Amott depuis Carnage et Carcass, pourront continuer de passer leur chemin. Ils ont pourtant tort car la bonne musique reste de la bonne musique. Et ce que crée aujourd’hui les Suédois en est incontestablement… (05.02.09)

Source:  http://metal-blogs.com/stargazer/2009/02/09/arch-enemy-tyrants-of-the-rising-sun-live-in-japan-2008/





Bio d’Arch Enemy

1 02 2009
Arch Enemy

style  : Death / Mélodique
pays  : Suède
formé en : 1996

membres  :
- Angella Gossow (chant)
- Michael Amott (guitare)
- Fredrik Akesson (guitare)
- Sharlee D’Angelo (basse)
- Daniel John Erlandson (batterie)

site officiel  :
http://www.archenemy.net


Groupe de death-metal suédois formé en 1996 par Michael Amott, un des anciens guitaristes de Carcass, entouré de son frère Christopher (guitare), Daniel Erlandsonn (batterie) et Joaan Liiva (chant). Sans même passer par la case « demo » ils sortent un 1er album la même année. En 1999 pour leur 3e album, ils sont rejoints par Sharlee D’Angelo (bassiste de Mercyful Fate). S’ensuit une tournée marathon à travers les Etats-Unis, l’Europe et le Japon en compagnie deChildren Of Bodom, In Flames, Nevermore et Dark Tranquility.
Cependant 2001 marque le vrai tournant pour Arch Enemy, avec le remplacement de son chanteur par la belle et inconnue à l’époque, Angela Gossow. Pari réussi, Wages Of Sin, le premier album avec mademoiselle au chant est une tuerie dans son genre, et cartonne un peu partout. En 2003 le groupe revient avec Anthems Of Rebellion, lui aussi un succès (pour ceux ayant voulu suivre le groupe dans ses nouvelles orientation tout du moins) puis en 2005 Doomsday Machine plus controversé.

Source:  http://www.metalorgie.com/metal/groupes.php?id=74