BIG 4

Slayer


Pays d’origine

États-Unis

Genre(s)

Thrash metal[1]
Heavy metal[1]
Speed metal
Metal hardcore[1]

Années actives

1981 -

Label(s)

American Recordings
Def American Records
Def Jam Records
Metal Blade Records

Site internet

http://www.slayer.net/

Membres

Tom Araya
Jeff Hanneman
Kerry King
Dave Lombardo

Anciens membres

Paul Bostaph
Jon Dette
Tony Scaglione

Slayer est un groupe de thrash metal américain, formé en 1981 par les guitaristes Jeff Hanneman et Kerry King[2]. Slayer est connu pour être l’un des groupes leaders du mouvement thrash metal, avec la sortie en 1986 de Reign in Blood, qui a été nommé « le meilleur album heavy de tous les temps avec Master of Puppets de Metallica ».[3] Le groupe est cité comme formant le « Big Four » des groupes de thrash metal, avec Megadeth, Anthrax et Metallica.[4] Le groupe est toujours actif, 25 ans après sa création.

Slayer est connu pour son style musical particulier, y compris pour les tremolo picking, les solos, la double grosse caisse et le chant hurlé. Les chansons du groupe et ses pochettes, basées sur des sujets tels que les tueurs en série, le satanisme, la religion, la guerre et l’Holocauste, ont entrainées des censures, des retards, des procès et de fortes critiques de la part des groupes religieux et du public.

Malgré la fascination du guitariste Jeff Hanneman pour l’Allemagne nazie, malgré les déclarations tapageuses de l’autre guitariste Kerry King (qui, entre autres, approuve la peine de mort et la vente libre d’armes à feu) et malgré les thèmes abordés, Slayer n’est en rien un groupe de propagande. Son chanteur/bassiste Tom Araya se déclare paradoxalement chrétien (non pratiquant).

Depuis leur premier enregistrement en 1983, le groupe a sorti deux albums live, un box set et dix albums studio, et vendu quatre millions d’albums aux États-Unis. Le groupe a été nommé deux fois aux Grammy Awards et a été récompensé en 2007 pour leur chanson Eyes of the Insane et en 2008 pour la chanson final six .

Sommaire

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Biographie [modifier]

1981-1982 : Les débuts [modifier]

Slayer se forme en 1981, lorsque le guitariste Kerry King rencontre Jeff Hanneman lors d’un audition pour un groupe [5]. Les deux recrutent le bassiste/chanteur Tom Araya, qui avait déjà joué avec King dans un groupe nommé Quits, et le batteur Dave Lombardo, qui rencontre King en lui livrant une pizza [6]. Le groupe commence à jouer différentes reprises des chansons d’Iron Maiden et Judas Priest dans des clubs et des fêtes dans le sud de la Californie. Les premiers shows font référence à l’imagerie satanique avec des pentagrames, du maquillage, et des croix inversées [1].

En 1982, Slayer enregistre sa première démo — une répétition avec les chansons « Fight Till Death », « Black Magic » and « The Antichrist » [7]. La démo est largement diffusée dans le milieu underground, le groupe se voit offrir l’ouverture du groupe Bitch au Woodstock Club à Los Angeles. Alors qu’ils jouent « Phantom of the Opera », le groupe est découvert par Brian Slagel, un ancien critique de musique qui a récemment fondé Metal Blade Records. Slagel enregistre un inédit du groupe « Aggressive Perfector » qui paraît sur la compilation Metal Massacre III, sortie en Juillet 1983. Ayant eu beaucoup de succès, Slagel fait signer le groupe sur un label [8].

1983-1984 : Show No Mercy [modifier]

Sans un budget d’enregistrement, le groupe est forcé d’autofinancer l’album. Combinant les économies d’Araya, qui était employé comme thérapeute respiratoire,[9] et l’argent emprunté au père de King,[2] le groupe entre alors en studio en novembre 1983. L’album est enregistré rapidement, en trois semaines toutes les chansons sont achevées. Show No Mercy, qui sort en décembre 1983 par Metal Blade Records, fait gagner au groupe une popularité underground, qui commence leur première tournée nationale dans des clubs en 1984 pour promouvoir l’album en voyageant avec la voiture d’Araya et une remorque.[2] La tournée donne au groupe encore plus de popularité; le groupe vend un peu plus de 20 000 exemplaires de Show No Mercy aux États-Unis, auxquels s’ajoutent 20 000 autres exemplaires vendus à travers le monde[10]. Les paroles des chansons de Show No Mercy évoquent le satanisme, l’enfer et le démon.

En août 1984, Slayer sort un EP de trois chansons, nommé Haunting the Chapel. L’EP a un style plus noir, plus thrash par rapport à son prédécesseur[11]. La chanson d’ouverture, « Chemical Warfare » est devenue un passage obligé dans les lives : la chanson est jouée à presque tous les concerts du groupe depuis 1984. Après la sortie de Haunting the Chapel, Slayer donne ses premiers concerts européens au Heavy Sounds Festival en Belgique ouvrant pour le groupe UFO,[12] puis revient aux États-Unis pour commencer la tournée Haunting The West Coast[13]. Durant la tournée, King quitte temporairement Slayer pour rejoindre le nouveau groupe de Dave Mustaine, Megadeth[14]. Hanneman est inquiet de la décision de King, et a déclaré à ce propos « Je suppose que nous allons avoir un nouveau guitariste »[2]. Alors que Mustaine voulait que King reste dans Megadeth en tant que membre permanent, ce dernier retourne chez Slayer après cinq shows, déclarant que le groupe « demandait trop de [son] temps »[2]. La séparation a provoqué une rupture entre King et Mustaine qui a évolué en querelle entre les deux groupes[15]. Après le retour de King dans le groupe, le groupe s’embarque pour le 1984 Combat Tour, avec Venom et Exodus, et réalise un album live, Live Undead, en novembre.

1985-1986 : Hell Awaits [modifier]

Slayer sort son premier live video en 1985, Combat Tour: The Ultimate Revenge. La vidéo est une vidéo live filmée à New York au Studio 54 club lors de la tournée du groupe en 1984 avec Venom et Exodus. Au début de l’année 1985, Show No Mercy est vendu au nombre de 40000 exemplaires,[10] ce qui a conduit le groupe a retourner en studio pour enregistrer un second album. Metal Blade a fourni cette fois un budget d’enregistrement, qui a permis au groupe d’embaucher le producteur Ron Fair.[2] Sorti en September 1985, le second album de Slayer Hell Awaits a un style ténébreux encore plus prononcé sur Haunting the Chapel, avec l’enfer et Satan comme sujet pour les paroles des chansons de l’album. L’album est l’un des plus progressif du groupe, avec des chansons aux structures plus longues et beaucoup plus complexes.[2] L’intro est en fait un enregistrement passé à l’envers d’une voix aux sonorités démoniaques qui répète “Join us” [16] de « Welcome Back » après que la chanson commence.[17]

1986-1987 : Reign in Blood [modifier]

Suite au succès de « Hell Awaits », Slayer obtient un contrat d’enregistrement avec le nouveau label fondé par Russell Simmons et Rick Rubin : Def Jam Records, un label de hip hop.[2] Le groupe accepte et avec un producteur expérimenté et un label avec un budget d’enregistrement, le groupe subi une refonte sonore résultant en chansons courtes, rapides avec une meilleure production. Fini les arrangements complexes et longues chansons de Hell Awaits, le groupe est largement influencé par les structures des chansons hardcore.[2]

Le distributeur de Def Jam, Columbia Records, refuse de sortir Reign in Blood à cause de sa couverture et des paroles.[2] Par exemple, “Angel of Death” detaille les camps de concentrations de l’Holocauste et des expérimentations humaines conduites par Josef Mengele. L’album est alors distribué par Geffen Records le 7 Octobre 1986. Toutefois, en raison de la controverse, Reign in Blood n’est pas apparu sur le planning des sorties de Geffen Records.[2] Bien que l’album ne passe pas à la radio, c’est le premier du groupe à entrer dans le Billboard 200 en arrivant à la 94e place du classement [18] et le premier album du groupe à être disque d’or aux États-Unis.[19]

En Octobre 1986, Slayer débute la tournée mondiale Raining Pain, avec Overkill aux US, et Malice en Europe. Le groupe joue en première partie de la tournée américaine de W.A.S.P., mais un mois après, le batteur Dave Lombardo quitte le groupe : « Je ne me faisais pas d’argent. Je voulais qu’on fasse cela professionnellement, sur une major, je voulais que mon loyer et autres soient payés. »[2] Pour continuer la tournée, Slayer recrute Tony Scaglione de Whiplash. La femme de Lombardo essaya de convaincre Lombardo pour qu’il revienne dans Slayer, en 1987.[2] Sur les conseils de Rubin, Slayer enregistre une reprise de la chanson « In-A-Gadda-Da-Vida » d’Iron Butterfly pour le film Less Than Zero.[2] Bien que le groupe n’était pas convaincu du résultat final, Hanneman jugeant que c’est une pauvre représentation de Slayer et King la classant comme « un bloc de merde », c’était une de leurs premières chansons à bénéficier d’un passage en radio.[2].

1988-1989 : South of Heaven [modifier]

Slayer retourne en studio pour enregistrer son quatrième album. Pour contraster avec les chansons rapides de Reign in Blood, le groupe décide consciemment de ralentir le tempo et d’incorporer des vocaux plus mélodieux, contrairement aux hurlements qui se font plus rares. Hanneman affirme; “On savait qu’on ne pourrait pas faire aussi bien que Reign in Blood, alors nous avons ralenti. On savait que ce qu’on allais faire allait être comparé à cet album, et je me souviens qu’on avait discuté quant au fait de ralentir. C’était étrange, on avait jamais fait ça sur un album, avant ou après.”[2]

Sorti en 1988, South of Heaven reçoit divers avis des fans du groupe et des critiques, bien que c’était la meilleure sortie commerciale de Slayer à l’époque, arrivant à la 57e place du Billboard 200,[18] et le second album du groupe à recevoir la distinction de disque d’or.[19] Les avis de la presse quant à l’album divergaient, avec le All Music Guide citant l’album comme “inquiétant et puissant”,[20] et le Rolling Stone le désignant comme un ” radotage satanique “.[21] King : “Cet album fut ma performance la plus sombre”.[2]

1990-1993 : Seasons in the Abyss [modifier]

Slayer retourne en studio avec le co-producteur Andy Wallace en 1989, pour enregistrer leur cinquième album studio. Suite à la réaction créée par “South of Heaven, Slayer reviens à la ” vitesse de Reign in Blood“, en ayant ajouté de plus un nouveau sens mélodique.[22] Seasons in the Abyss, sorti en Octobre 1990, était le premier album de Slayer à sortir par le nouveau label de Rick Rubin, Def American (car lui et l’autre créateur de Def Jam, Russell Simmons, prirent des chemins différent pour cause de divergences musicales). L’album entre à la 44e place du Billboard 200,[18] et est certifié disque d’or en 1992.[19] Un clip de la chanson éponyme du disque est réalisé, (qui est alors la seconde réalisé pour le groupe) qui a été filmée devant les pyramides de Gizeh en Égypte avant la guerre du Golfe.

Slayer recommence le cycle des tournées en Septembre 1990 à la tête d’affiche de la tournée européene Clash of the Titans avec Megadeth, Suicidal Tendencies, et Testament. Avec le thrash arrivé à son pic de popularité, la tournée a été prolongée jusque en Mai 1991, avec Megadeth, Anthrax et Alice in Chains en ouverture. Le groupe réalise un double album live, Decade of Agression en 1991, pour célébrer les 10 ans du groupe. La compilation rentre à la #55 du Billboard 200.[18]

En Mai 1992, Lombardo quitte le groupe à cause de conflits avec les différents membres du groupe, car sa femme ne pouvait pas le suivre durant la tournée.[23] Lombardo forme son propre groupe Grip Inc, avec Voodoocult guitariste Waldemar Sorychta,[24] et Slayer recrute l’ancien batteur de Forbidden Paul Bostaph pour prendre sa place. Slayer fait ses premiers live avec Bostaph au Monsters of Rock festival de Castle Donington en 1992. Le premier effort studio de Bostaph est un medley des chanson de The Exploited , “War”, “UK ‘82″, et “Disorder”, avec Ice-T, pour la bande originale de Judgment Night en 1993.[25]

L’âge d’or : les années 1980 [modifier]

Slayer fait partie des groupes fondateurs du thrash metal, enregistrant son premier disque studio en 1983 : Show No Mercy, qui garde un caractère unique dans la discographie du groupe, de par l’énorme influence du Heavy Metal classique (notamment par le biais des soli). Dès ses débuts, le groupe se démarque cependant par sa capacité à jouer une musique Metal rapide, agressive. En 1985 est enregistré le moins connu et sous estimé Hell Awaits, sombre, malsain et violent, qui apparaît aujourd’hui comme un album charnière dans l’évolution du Metal extrême.

Entre ces deux disques sont produits un mini-album (Haunting The Chapel) et l’enregistrement live Live Undead au sujet duquel une rumeur affirme qu’il aurait été enregistré en studio avec des effets live introduits au mixage. Aujourd’hui encore, le groupe refuse tout commentaire, bien que l’on sache désormais qu’il s’agit en réalité d’un enregistrement organisé dans le local de répétition du groupe, le public étant constitué d’amis des 4 musiciens.

1986 est une année phare pour le groupe, dont le troisième enregistrement studio est attendu avec un brin d’inquiétude par les fans car Slayer s’est associé pour l’occasion avec le producteur de rap Rick Rubin. Le résultat de cette collaboration dépasse cependant tout ce qu’on pouvait attendre : en 10 morceaux totalisant moins de 30 minutes, Reign in Blood révolutionne le thrash metal par sa brutalité inouïe pour l’époque. Ce disque atteint rapidement le statut envié de disque “culte” et influencera plusieurs générations de musiciens. Il marque également le début d’une controverse au sujet du groupe, à cause des paroles du morceau “Angel of Death” qui décrit les atrocités du médecin nazi Josef Mengele à Auschwitz.

La collaboration avec Rick Rubin se poursuit sur les enregistrements suivants. En 1988, South Of Heaven désoriente les fans de la première heure par son côté plus posé, plus mélodique et surtout plus lent, même s’il reste bien évidemment un disque de thrash metal. Il est suivi par Seasons in the Abyss (1990), le second grand classique de Slayer, qui montre un groupe mûr et à l’apogée de sa créativité, sachant alterner titres rapides et violents avec d’autres plus lourds et malsains. Même si Reign In Blood arrive le plus souvent en tête des sondages quant au meilleur album de Slayer, certains fans lui préfèrent Seasons in the Abyss pour sa plus grande subtilité et sa plus grande variété.

En 1991, la sortie du double-album live Decade Of Agression permet à Slayer de marquer une pause après plusieurs années d’activité intense. Non retravaillé en studio, cet enregistrement témoigne de la qualité des prestations scéniques du groupe et donne une toute autre dimension aux versions studio des morceaux interprétés. Ce disque marque la fin d’une époque, la suivante étant marquée par une instabilité du poste de batteur (le batteur originel Dave Lombardo étant régulièrement renvoyé puis ré-intégré).

En 1993, ils participent à la B.O. du film Judgment Night avec le rappeur Ice-T.

Depuis les années 1990 [modifier]

Il faut attendre 1994 et l’album Divine Intervention, toujours produit par Rick Rubin, pour assister au retour de Slayer. Avec cet album, le groupe modernise son approche de la production mais c’est également à partir de ce dernier que la division des fans va s’amorcer, certains reprochant au groupe de ne plus évoluer et de rester sur ses acquis. Ce disque relance également la polémique, à cause du morceau “SS-3″ évoquant à nouveau les atrocités nazies.

En 1996 est enregistré Undisputed Attitude, une suite d’interprétations de morceaux punk témoignant de leurs influences. Malgré sa radicalité ce disque est le plus mal aimé des albums de Slayer, de par sa nature très marginale dans la discographie du groupe.

Sur Diabolus in Musica (1998), le groupe incorpore des éléments de Hardcore à sa musique : tentative de modernisation alors que le public américain est en pleine vague de Néo metal, nouveau son, nouvelle approche essentiellement due à Jeff Hanneman, principal compositeur de cet album génial pour les uns, impropre à Slayer pour les autres.

Coïncidence malheureuse, la sortie de God Hates Us All (neuvième enregistrement studio de Slayer) passe relativement inaperçue car elle a lieu le 11 septembre 2001.

Le 25 novembre 2003, sort Soundtrack To The Apocalypse, une compilation de 74 titres sur 4 CDs.

Le 8 août 2006 est sorti le dixième album studio de Slayer : Christ Illusion. On retrouve dans cet album les influences de Slayer à l’époque de Reign in Blood et de Seasons in the Abyss, mélangées à celles de God Hates Us All. L’accueil du public est très partagé : retour aux sources pour certains, redite des vieux albums pour d’autres, le cas Slayer continue de faire jaser dans la communauté Metal.

Influence [modifier]

Slayer est l’un des groupes que l’on appelle les Big four: les quatre groupes de Thrash metal considérés comme étant les plus influents avec Megadeth, Anthrax et Metallica. Tous ont connu le succès au début des année 1980.[1] Ces quatre groupes ont eu une énorme influence sur les scènes thrash et death metal.

MTV a classé Slayer, sixième plus grand groupe de metal de tous les temps en justifiant: “Their downtuned rhythms, infectious guitar licks, graphically violent lyrics and grisly artwork set the standard for dozens of emerging thrash bands.” Et en disant que “la musique de Slayer est directement à l’origine du Death metal[17]. Slayer a, de plus, été classé numéro 50 dans la classement des plus grands artistes de Hard rock.[26] Jeff Hanneman et Kerry King ont été classés dixièmes dans le top 100 des plus grands guitaristes de metal, fait par le magazine Guitar World en [27] et ont été élus “meilleur duo de guitaristes” par les lecteurs du magazine Revolver. Dave Lombardo, quant à lui est “meilleur batteur” et le groupe est même dans le top 5 des plus grands groupes de tous les temps, est “meilleur groupe live” et a aussi un titre de “meilleur album de l’année” (pour Christ Illusion), et de “groupe de l’année.”[28]

Reign in Blood, sorti en 1986 a eu une influence dès sa sortie sur les groupes de Thrash metal extrêmes. Il s’est vu décerner les titres de “album le plus “heavy” de tous les temps” par le magazine Kerrang![3], de “créateur de genre” par Stylus Magazine[29], et de “classique dès sa sortie” par All Music Guide.[30] En 2006 il a eu le titre de meilleur album metal de ces 20 dernières années décerné par le magazine Metal Hammer.[31] Richard Christy, du groupe Death a été époustouflé par la performance de Lombardo sur l’album Reign in Blood,[32] tout comme Paul Mazurkiewicz de Cannibal Corpse.[33]

Le batteur Dave Lombardo a influencé de nombreux batteurs de groupes actuels comme Ray Herrera de Fear Factory,[34] Pete Sandoval de Morbid Angel,[35] Adrian Erlandsson de Cradle of Filth,[36] et Max Kolesne de Krisiun.[37] Patrick Grün, du groupe Caliban a quant à lui décidé de jouer de la batterie grâce à Lombardo[38] et Jason Bittner de Shadows Fall a utilisé la double grosse caisse lorsqu’il a débuté sa carrière toujours grâce à l’influence de Lombardo.[39]

Style [modifier]

Leurs premiers albums ont été salués pour leur “vitesse époustoufflante et les prouesses instrumentales,” combinant les tempos du hardcore et du speed metal.[1] L’album Reign in Blood est le plus rapide , avec des rythmes de batterie atteignant les 250 BPM.[40] L’album Diabolus in Musica est le premier avec une guitare accordée en Drop D, God Hates Us All le premier en réglage drop B , faisant intervenir des guitares à sept cordes.[41] All Music Guide a dit de l’album qu’il “abandonnait l’extravagance et l’accessibilité de leur travail de la fin des années 80/début 90 et retournait à une approche plus brute”,[42] que certains fans qualifièrent de nu-metal.[43]

Les solos de guitare de Jeff Hanneman et King ont été qualifiés de “sauvagement chaotiques,”[1] et “génialement tourmentés.”[44] Le batteur Dave Lombardo, quant à lui, utilise la double grosse caisse, au lieu de la double pédale. Sa rapidité et son agressivité lui ont valu le titre de « parrain de la double grosse caisse » décerné par Drummerworld.[45]Il utilise, pour la double grosse caisse, la technique du “heel-up”[46]

Les querelles [modifier]

En 2007, Araya et King ont eu maille à partir avec Dave Mustaine de Megadeth. Tout a commencé quand Mustaine a tenté de convaincre King de rester avec Megadeth plutôt qu’avec Slayer[47] Mustaine a avancé à Araya qu’il a aimé quand celui-ci lui a « sucé la bite » en 1991 pendant la tournée “Clash of the Titans”.[48] Araya a démenti l’avoir traité d’homosexuel.[48] Depuis cette querelle, King fustigea Mustaine dans de nombreuses interviews, le traitant de « suceur de bites » (“cocksucker” en anglais)[15] en disant que “tout le monde le hait”,[49] et qu’il est un “dictateur”.[50] Récemment, dans Guitar World, King a dit l’avoir “admiré jusqu’à ce jour”, mais seulement en tant que guitariste, même s’il considère Mustaine comme un “hypocrite”. Il est d’ailleurs étonnant qu’aujourd’hui,suite au renvoi du guitariste Chris Broderick,Kerry King ait accepté de dépanner Megadeth pour une durée indéterminée au poste de guitariste… (EDIT: ceci n’était en faite qu’une fausse rumeur, Broderick continu ainsi avec Megadeth et la hache de guerre entre Dave et Kerry King est loin d’être enterrée)[51]

Les relations entre Machine Head et Slayer se sont également déteriorées quand King les a traités de “vendus” après la sortie en 2001 de Supercharger. King a continué à critiquer le groupe, disant notamment qu’”ils sont responsables du Rap metal“, qu’”ils m’ont trompé quand je pensais qu’ils faisaient du metal” et qu’ “ils n’ont plus d’intégrité.”[52] Robb Flynn de Machine Head a précisé que King ne les avait pas provoqués et que ces affirmations vennaient de nulle part.[52] Flynn, qui par le passé était fan de Kerry King a réfuté en disant: «Oh, Monsieur, la vidéo de Sum 41 a plus d’intégrité !? Merde?!» après que King est apparu dans le clip What We’re All About de Sum 41[52] et a dit de King qu’il “a mangé tellement de hamburgers que son cerveau a commencé à se boucher.”[53]

Controverses [modifier]

Slayer a été accusé d’avoir de la sympathie pour les Nazis, du fait de la ressemblance du logo du groupe avec le signe SS appliqué sur les guitares des musiciens, et à cause des paroles de la chanson Angel of Death.[54] Les paroles de “Angel of Death” ont été inspirées par les actes de Josef Mengele,[5], le médecin ayant conduit les expérimentations sur des êtres humains durant la Seconde Guerre Mondiale à Auschwitz, et qui fut surnommé “Ange de la Mort”.[55] Durant leur carrière, les membres du groupe ont été interrogés à de multiples reprises sur ces accustions, et ont declaré qu’ils ne cautionnaient pas le nazisme.[56]. Le guitariste Jeff Hanneman s’est notamment défendu de ces accusations en insistant sur le fait qu’il n’y a pas besoin qu’une chanson le dise explicitement pour savoir que les actes de Mengele sont atroces et condamnables.[57]

La reprise de Minor Threat “Guilty of Being White” (coupable d’être blanc) a soulevé la question d’une hypothétique apologie de la suprématie blanche par le groupe. La controverse entoure la reprise dans laquelle le refrain “guilty of being white” a été changé en “guilty of being right”, à la fin de la chanson. Cela a irrité le frontman de Minor Threat, Ian MacKaye, qui déclara : “C’est une offense envers moi”.[58]

Araya déclare dans une interview de 2004 (quand on lui pose la question “Les personnes vous critiquant ont-elles réalisé que vous faisiez de la parodie?”) : “Non les gens croient que nous sommes sérieux!…avant, il y avait le PMRC, qui prenait vraiment tout très à coeur, alors que vous essayez juste de vous créer une image. On essaye d’effrayer les gens exprès”.[59] Il a aussi réfuté les rumeurs selon lesquelles les membres du groupe seraient satanistes, et ajouté qu’ils trouvaient néanmoins ce sujet intéressant : “nous sommes tous sur cette planète pour apprendre et faire des expériences”.[56]

La chanson ” Jihad” figurant sur l’album Christ Illusion créa immédiatement une polémique au sein des familles des victimes des Attentats du 11 septembre 2001.[60] La chanson traite de ces attentats du point de vue des terroristes. Le groupe a bien precisé qu’il se plaçait de leur point de vue sans pour autant adhérer à leur cause.[60] Les autorités de la ville de Fullerton (Californie) ont jugé offensantes les publicités pour cet album. Ils ont aussi jugé la représentation de l’Antéchrist et de crânes inappropriée, de même que le simple nom de Slayer qui serait une incitation au meurtre. Le goupe a été contacté et la municipalité a éxigé que les publicités soient retirées.[61] Finalement, toutes les publicités ont été retirées.[62]

En Inde, l’album a été rapellé par EMI India après des protestations de la part de groupes religieux musulmans et catholiques quant à la nature de l’artwork de la pochette. La couverture est de Larry Carroll. Elle représente un Christ aux bras amputés, borgne, debout dans une mer de sang.[63] Le 11 Octobre 2006, EMI a annoncé que tous les stocks avaient été détruits.[63]

Apparitions [modifier]

Pour inaugurer son nouveau bar de pirates, Bam Margera a fait venir Slayer chez lui pour Viva La Bam. Le groupe a ensuite donné un concert à tous les fans de West Chester.

Formation [modifier]

Discographie [modifier]

Albums Studios [modifier]

Année

Album

Charts

Label

1983

Show No Mercy

-

-

-

-

-

Metal Blade

1984

Haunting the Chapel

-

-

-

-

-

Metal Blade

1985

Hell Awaits

-

-

-

-

-

Metal Blade

1986

Reign in Blood

-

-

-

-

94

Def Jam

1988

South of Heaven

-

-

-

-

57

Def Jam

1990

Seasons in the Abyss

-

-

-

-

40

American

1994

Divine Intervention

-

-

-

15

8

American

1996

Undisputed Attitude

43

-

-

-

34

American

1998

Diabolus in Musica

23

-

-

-

31

American

2001

God Hates Us All

25

9

-

44

28

American

2006

Eternal Pyre

-

-

-

-

-

American

2006

Christ Illusion

52

3

48

11

5

American

2008

Human Genocide

-

-

-

-

-

American

Autres Albums [modifier]

Vidéo [modifier]

Jeux Vidéos [modifier]

Metallica

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Metallica en 1986, lors de la tournée Master of Puppets, avec (de g. à d.) Cliff Burton, James Hetfield, Kirk Hammett et Lars Ulrich qu’on devine derrière la batterie.


Pays d’origine

États-Unis

Genre(s)

Heavy metal[1]
Thrash metal
Speed metal
Hard rock[2]

Années actives

depuis 1981

Label(s)

Megaforce Records
Elektra Records
Warner Bros. Records

Site internet

www.metallica.com

Membres

James Hetfield
Lars Ulrich
Kirk Hammett
Robert Trujillo

Anciens membres

Cliff Burton
Dave Mustaine
Jason Newsted
Lloyd Grant
Ron McGovney
John Marshall

Metallica est un groupe de heavy metal américain formé le 28 octobre 1981.[3] Ils ont obtenu un très grand succès pour chacun de leurs albums, avec plus de 100 millions de disques vendus à travers le monde,[4],[5] dont 57 millions aux États-Unis.[6],[7]. En moyenne, près de vingt mille albums par semaine sont achetés dans le monde, ce qui place Metallica en tête des plus gros vendeurs de metal au monde. L’album Metallica (souvent appellé Black Album), sorti en 1991, fut vendu aux environs de 15 millions de copies, ce qui en fait le 25ème album le plus vendu aux Etats-Unis[8].

Metallica est considéré comme étant l’un des groupes qui forment le “Big four[9]des groupes de thrash metal, aux côtés de Megadeth, Slayer et Anthrax.

Le groupe a reçu jusqu’à maintenant sept Grammy Awards et a reçu les honneurs de MTV les intronisant « Icônes du Rock ».

Metallica (en tant qu’entité) est classé vingt-troisième parmi les cent célébrités les plus puissantes toutes categories confondues (show-bizz, sport, littérature), juste après JK Rowling (Harry Potter). Dans l’industrie musicale, ils sont à la quatrième place,[10] après Madonna, Elton John et Puff Daddy.

Sommaire

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Histoire du groupe [modifier]

L’avant-Metallica (1960–1981) [modifier]

Lars Ulrich est né le 26 décembre 1963 à Gentofte au Danemark.[11] Il est éduqué dans un milieu favorisé, son père, Torben Ulrich, étant un joueur professionnel de tennis reconnu dans le monde entier (il est aussi acteur, musicien, écrivain et peintre). En 1973, un ami du père, Ray Moore (un jazzman sud-africain qui était venu jouer à Copenhague) emmène « Lars à son premier concert. ».[12] Le garçon (âgé de 9 ans) apprécie tellement le concert qu’il achète le dernier album du groupe qu’il avait vu la veille(Fireball de Deep Purple).

Dave Mustaine, quant à lui, est né le 13 septembre 1961 à La Mesa, à l’est de San Diego, en Californie.[13] Le père de Mustaine est agité et instable. Ses coups de tête obligent sa mère à déménager fréquemment.[13] En 1974, Mustaine découvre la pop grâce à sa sœur qui adore Cat Stevens. Mais très vite il est beaucoup plus intéressé par les groupes de rock, notamment Led Zeppelin.[13] « Houses of the Holy et Four Stick[14] était un de mes disques préférés avec le White Album des Beatles [...] Cela a été une période très formatrice pour moi. »[13]

Dave Mustaine, ancien membre de Metallica, avec son groupe Megadeth

Mustaine était quelqu’un d’assez prétentieux dans sa jeunesse, comme il l’a confié dans une interview : « Led Zep donna un concert dans ma ville. Mais c’était juste après la sortie de The Song Remains the Same, je les trouvais moins bons qu’avant, alors j’y suis pas allé. J’étais un jeune guitariste prétentieux, et je n’avais aucune idée du tort que je me faisais en n’y allant pas. ».[15] Il connait ses premiers succès avec un groupe nommé Panic.[15]

Entre-temps , ailleurs en Californie, un garçon nommé Kirk Hammett découvre la musique rock en même temps que Mustaine. Il se met à la guitare à l’âge de 15 ans, en 1977.[15] Kirk est né le 18 novembre 1962. Il a grandi à El Sobrante, une ville non loin de San Francisco. Il est le fils d’un officier dans la marine et d’une mère fonctionnaire, il a également un frère plus âgé (Rick), et une jeune sœur (Tracy).[15] Kirk commence à écouter du rock très jeune, comme il l’a dit lors d’une discussion organisé par le site internet twec.com : « J’aimais Jimi Hendrix, Kiss, Aerosmith et ZZ Top. Et je me disais que si j’apprenais à jouer leur musique, je deviendrais plus proche d’eux et que j’aurais en quelque sorte la clé du mystère. Quand vous apprenez les morceaux de quelqu’un, ça vous donne des réponses à un niveau musical, mais il reste mystérieux à d’autres niveaux. Je pensais juste que si je jouais leurs chansons, j’établirais un lien avec eux. ».[15] Dès son plus jeune âge, Hammett fait preuve d’une grande intelligence voire d’une grande brillance.[15] Sa première guitare est une Montgomery Ward, qu’il branche sur un ampli qu’il a fait lui même avec un haut parleur et une boite à chaussures. Dès qu’il obtient l’argent nécessaire, il achète une Fender Stratocaster modèle 1978, puis, après avoir travaillé chez Burger King, il s’achète un ampli Marshall.[16] Il part donc en quête d’autres musiciens pour former un groupe. Il rencontre rapidement le chanteur Paul Baloff. Le duo se met à écrire des chansons et crée le groupe Exodus.

Environ trois semaines après la naissance d’Hammett, un couple du nom de Jan et Ray Burton donne naissance à leur fils, Cliff Burton le 10 février 1962. C’est alors le benjamin de la famille – il a un frère (Scott) et une sœur (Connie). Décrit comme étant un enfant très actif, il fait ses études au collège Earl Warren puis au lycée de Castro Valley.[17] Lorsqu’il est adolescent, un évènement bouleverse sa vie : son frère meurt d’un cancer à 16 ans.[18] On raconte que c’est ce qui a motivé Burton à faire de la basse.

A l’école, il l’étudie théoriquement et prend des cours de septembre 1978 à janvier 1980, grâce auxquels il fait énormément de progrès. Les groupes locaux s’intéressent rapidement à lui : il joue avec AD 2 Million puis avec Agents of Misfortune (d’ailleurs, le guitariste de ce groupe – Jim Martin – deviendra plus tard celui de Faith no More). Par la suite, Jim Martin et Cliff Burton forment un autre groupe du nom d’EZ Street dans lequel officie le batteur Mike Puffy Bourdin (lui aussi futur membre de Faith no More).[17] Kirk Hammett assiste d’ailleurs à l’un des premiers concerts d’EZ Street. Il veut voir ce que valent les musiciens locaux avant de fonder son propre groupe – Exodus. Il racontera plus tard que lors du concert, l’ampli du bassiste avait rendu l’âme, mais qu’au lieu de quitter la scène, il s’était mis devant son ampli et avait commencé à headbanger.[19] Plus tard, Burton quitte EZ Street pour un groupe de San Francisco nommé Trauma, comme l’a raconté Jim Martin : « Cliff à quitté EZ Street. Moi je suis resté avec le groupe et on a continué pendant un petit moment avec des changements incessants de musiciens [...] Cliff et moi, on continuait à jammer la plupart du temps avec Dave Donato à la batterie. ».[19] En concert, Burton se fait remarquer pour les solos de basse qu’il effectue, alors que les guitares poursuivent le rythme, ce qui est une nouveauté à l’époque.[19] Les maisons de disques et Brian Slagel – un métalleux de Los Angeles commencent à s’intéresser au combo.

Le batteur du groupe : Lars Ulrich

A environ 3000 kilomètres de là, un adolescent du nom de Jason Curtis Newsted fournit de gros efforts pour jouer du rock. Il est né le 4 mars 1963 à Battle Creek, dans le Michigan, il réside jusqu’à 14 ans dans la ville de Niles. Il mène lors de son adolescence une vie active, rythmée par le sport. Il quitte le lycée avant d’avoir son diplôme de fin d’études (qu’il a depuis acquis). Il tente d’apprendre la basse, mais ses débuts ne sont pas très concluants. Puis, il fait du piano pour finalement se remettre à la basse, et rejoint un groupe local du nom de Gangster en compagnie de son ami -et professeur de basse- Tim Hamlin.

Virgil et Cynthia vivent avec leurs trois enfants -David, James et DeDe- à Los Angeles. Le père est camionneur -propriétaire d’une société de transport- et la mère est chanteuse. James Alan Hetfield, né le 3 août 1963, fait preuve -et cela dès son plus jeune âge- d’un don musical. Il prend des leçons de piano, mais joue plus volontier de la batterie -celle de son frère ainé, David -, puis, lorsqu’il devient adolescent, se met à la guitare.[20] En 1976, ses parents divorcent. L’année suivante, il rentre au lycée de Downey au sud de Los Angeles. Il y fait la connaissance de Dave Marrs et Ron McGovney, tous les deux fans de Kiss et Aerosmith. En 1980, Hetfield monte un groupe appelé Obsession, composé des frères Veloz (basse, batterie) et d’un guitariste rythmique, Jim Arnold. Un an et demi plus tard, Hetfield, Jim Arnold et son frère Chris forment le groupe Stynx dans lequel ils ne jouent que des reprises de Rush. Mais cette association ne dure pas, Hetfield quittant rapidement le groupe.[21] Sa famille est alors frappée par une tragédie : sa mère meurt d’un cancer. Il déménage dans une ville proche – Brea – chez son frère.[21] Hetfield rencontre un nouveau guitariste du nom de Hugh Tanner et, accompagnés de McGovney à la basse, ils forment Phantom Lord. McGovney ne sachant pas jouer de la basse, Hetfield lui apprend sur le tas. James Hetfield est pour la première fois à la tête d’un groupe sérieux. McGovney raconta : « On a répété avec Hugh Tanner pendant un temps. Il était assez doué [...] Puis on a passé une annonce pour trouver un guitariste. [...] Un type qui s’appelait Troy James y a répondu et a rejoint notre groupe. ».[22] Quelques mois plus tard, les parents de McGovney, qui possèdent 3 maisons, permettent au groupe de s’installer gratuitement dans l’une d’entre elles, qui allait être démolie pour laisser place à une nouvelle autoroute, l’US 105. Phantom Lord change de nom pour Leather Charm, qui adopte un son plus Glam Rock, à la Mötley Crüe.[22] Hetfield devient officiellement le chanteur du groupe.

Lars Ulrich obtient sa première batterie en 1977, offerte par ses parents et non pas comme le veut la légende, par sa grand-mère (qui lui en acheta bien une, mais beaucoup plus tard).[23] En août 1981, la famille Ulrich déménage aux États-Unis, à Newport Beach, près de Los Angeles. Le jeune Ulrich prend une année sabbatique car il ne sait pas s’il veut devenir tennisman comme son père. Dès son arrivée, il commence à s’intéresser au mouvement NWOBHM jusqu’à devenir un spécialiste de ce genre musical.[24] Il se lie d’amitié avec John Kornanens et Brian Slagel, fans comme lui de ce mouvement.[25] Kornarens racontera à propos d’Ulrich: « Lars vivait dans une maison composée de trois pièces. Sa chambre était devant, face au jardin. Celle de ses parents était derrière et entre les deux il y avait une petite pièce. [...] Et, un jour, il ouvre la porte de cette petite pièce. Elle était entièrement occupée par une batterie toute blanche. Il s’installe derrière son instrument et il commence à taper dessus n’importe comment … »[26]

Pendant ce temps là, Hetfield et McGovney commencent à maîtriser leurs instruments : grâce aux cours de Hetfield, McGovney devient un bon bassiste. Malgré cela, ils n’avancent pas dans leurs compositions.[27] Le groupe cherche alors un batteur. Hugh Tanner les met en relation avec Ulrich. Ulrich est auditionné, mais son faible niveau ne plaît pas à Hetfield et McGovney – Troy James ne faisant plus partie du groupe.[27]

Jason Newsted quitte le lycée en 1981 à trois mois du diplôme de fin de cycle et quitte le Michigan pour rejoindre la Californie. Devenu bon bassiste, il fait quelques jobs pour subvenir à ses besoins, pendant qu’il monte un groupe. Newsted se lie d’amitié avec un batteur, Kelly David-smith, avec lequel il joue brièvement dans un groupe nommé Paradox. Il déménage à ScotsDale avec David-smith (dans l’Arizona), il enrôle deux guitaristes, Mark Vasquez et Kevin Horton, et baptise son groupe Dogz. Horton est ensuite remplacé par Ed Carlson, et un chanteur, Erik A.K. Knutson, est recruté. Peu après, le groupe change à nouveau de nom pour s’appeler Flotsam and Jetsam.[28]

Formation et débuts (1981–1982) [modifier]

Cette section est trop longue.

Elle gagnerait à être raccourcie ou répartie en plusieurs sous-sections.

À l’été 1981, Lars Ulrich annonce à ses parents qu’il part en Europe, plus précisément en Angleterre, pour suivre la tournée de Diamond Head, l’un de ses groupes préférés.[29] Durant la tournée, il rencontre Sean Harris, un des membres de Diamond Head.[30] À son retour d’Angleterre, Lars est comme « possédé » par le fait de monter un groupe, il commence à chercher sérieusement des musiciens.[31]

Pendant ce temps, Brian Slagel décide de lancer un fanzine nommé New Heavy Metal Revue qu’il rédige chez lui avec John Kornarens. Plus tard il décide de faire une anthologie du nom de The New Heavy Metal Revue Presents Metal Massacre, qui sera vendue avec le magazine. Lars Ulrich, emballé par le projet, dit à Slagel qu’il mettra une de ses chansons sur l’anthologie…alors qu’il n’a même pas encore de groupe. Ulrich téléphone alors à Hetfield qu’il n’avait pas revu depuis son audition peu concluante. James Hetfield témoigna : « Lars m’a dit qu’il avait un ami, Brian Slagel, qui allait sortir un album de Metal, et qu’il avait accepté qu’on lui fournisse un titre. ‘J’arrive tout de suite !’, j’ai hurlé ! ».[32] Une répétition est rapidement organisée chez McGovney. Hetfield est alors surpris : « ’Lars était devenu un bien meilleur batteur. Et puis il avait une batterie flambant neuve, une authentique Camco. On a joué des chansons que j’avais écrites pour Leather Charm, ‘Hit the Light’ et ‘No Remorse’. ». Hetfield et Ulrich deviennent alors amis, ils se mettent à écouter des disques ensemble. Hetfield apprécie rapidement la musique européenne qu’écoute Ulrich. Le bouclage de l’anthologie approchant, les trois compères décident d’enregistrer la chanson « Hit the Lights ». C’est une chanson rapide et pleine d’énergie qui raconte que lorsque le groupe monte sur scène, il est prêt à se donner à fond.[33]

Le groupe doit alors trouver un nom pour être crédité sur le disque. Il y a plusieurs théories quant à l’origine du nom Metallica. Certains affirment que le groupe aurait tiré son nom d’un livre appelé Encyclopaedia Metallica. Une autre théorie, plus probable, serait que ce soit Ron Quintana, éditeur d’un fanzine, qui en eût l’idée. Ron aurait demandé à Lars son avis concernant le nom de son fanzine. Il hésitait entre Metal Mania et Metallica. Lars lui aurait conseillé le premier et “emprunté” le second pour son groupe. Le groupe auditionne un nouveau guitariste noir à l’accent Jamaïcain du nom de Lloyd Grant, qui prend le statut de guitariste solo provisoire.[34] Le groupe passe ensuite une annonce dans The Recycler dont le contenu aurait été : « on recherche un guitariste solo déjanté et rapide ». Un certain Dave répond à cette annonce. C’est Dave Mustaine qui a l’expérience et la technique qui manque alors à Metallica.[35]

La Californie, l’État américain où le groupe fit ses débuts.

« On avait emprunté un quatre pistes Tascam et on a enregistré ‘Hit the Lights’. J’ai assuré le chant et j’ai joué de la guitare rythmique et de la basse. Lars, lui, était à la batterie. En fait on n’était qu’un duo. ».[36]. Le line-up du groupe lors de l’enregistrement de la chanson est assez confus. Les solos de la chanson – qui ne sont pas joués par Hetfield – sont question d’un vaste débat. Mustaine venant d’arriver dans le groupe, Lars et James attendent qu’il fasse ses preuves. Il enregistre alors les solos de « Hit the Light », mais Lars Ulrich juge qu’il serait mieux que Lloyd Grant les ré-enregistre, comme le confirme McGovney : « [...] Dave a joué les deux solos de ‘Hit the Light’ mais, pour le second, ils ont gardé la version de Lloyd, parce qu’ils la trouvait meilleure. ».[37] On sait que le solo est enregistré quelques heures avant que Ulrich et Hetfield ne remettent la cassette à Brian Slagel pour le mixage de l’anthologie. L’enregistrement sur le 4 pistes explique que la chanson ait un si mauvais son.

Sans Kornarens, la chanson ne serait jamais apparue sur l’anthologie. En effet, c’est lui qui finance le mastering de la chanson (50$), alors que le groupe est totalement fauché. Sur le premier pressage, Metallica est en fait orthographié “Mettallica”, faute qui sera corrigée sur les albums du second pressage. Sur celui-ci, la chanson est réenregistrée, McGovney cette fois tient la basse et Mustaine effectue tous les solos.[38]

Début 1982, le groupe, qui trouve une certaine stabilité, commence à répéter régulièrement dans le garage de McGovney. James se demande alors s’il doit jouer de la guitare et à la fois chanter. Il lui arrive de dire qu’il devrait se concentrer sur la guitare et laisser le micro à un meilleur chanteur.[39]

Les membres du groupes font des petits boulots comme le rappelle McGovney « James était au chomage à l’époque, Lars travaillait la nuit dans une station-service. Et Dave était … Un travailleur indépendant. » En fait, Mustaine gagnait sa vie en vendant de la drogue comme il le révéla en 1999.[39]

Metallica réussit à maîtriser une dizaine de chansons et est enfin prêt pour donner des concerts. Parmi ces chansons se trouvent deux compositions originales : « Hit the Lights » (généralement cette chanson ouvre le concert) et « Jump in the Fire ». Les autres chansons sont des reprises : quatre de Diamond Head, une de Savage, une de Sweet Savage et une de Blitzkrieg. Le groupe démarche les clubs de Los Angeles. Il monte sur la scène du Radio City Hall à Anaheim. Le concert, d’après certains témoins, est assez chaotique : Mustaine a des problèmes avec sa pédale de distorsion alors qu’il est le seul guitariste sur scène (Hetfield chante uniquement lors de ce concert). Il casse une corde, mais n’ayant pas pris une seconde guitare, il doit changer la corde sur la scène.[40]

Ron McGovney devient entre-temps le photographe officiel de Mötley Crüe.[40] Peu après le premier concert de Metallica, Saxon, l’un des groupes phares de la scène NWOBHM doit venir à Los Angeles pour faire une représentation au Whisky A Go-Go. Ron McGovney rencontre au club les membres de Mötley Crüe : « ‘Hé, Ron qu’est ce que tu fais là ?’ ils m’ont demandé. Je leur ai expliqué que Saxon allait jouer au Whisky et que mon groupe voulait essayer de faire leur première partie. ‘C’est nous qui devions la faire, cette première partie’, ils m’ont dit. ‘Mais on est trop célèbres pour ça, maintenant. Viens avec nous, on va te présenter la fille qui s’occupe des engagements.’ Grâce à ça j’ai pu lui remettre la cassette. ».[40] La cassette en question est constituée de « Hit the Lights » et des reprises de « Killing Time » et « Let it Loose ».[40] « Elle m’a rappelé le jour suivant. Je me souviens qu’elle m’a dit :’Vous êtes doués. Vous me faites penser à Black’n'Blue, un groupe local. [...] Saxon va jouer deux soirs de suite. Ratt ouvrira pour eux le premier soir et vous, le lendemain.’ ». Le groupe joue alors son second concert au Whisky A Go-Go, Hetfield occupe la place de chanteur, Mustaine s’occupant de toutes les partitions de guitares.[41] Le groupe, à cause de son manque d’expérience, n’est pas très sûr de lui, comme se le rappelle John Bush, chanteur d’Armored Saint puis d’Anthrax, adolescent à l’époque du concert.[41].

Il se passe un temps avant leur troisième concert à la Concert Factory de Costa Mesa. Metallica recrute un second guitariste, Brad Parker (surnommé Damien C. Phillips), mais celui-ci est viré : Brad Parker chauffe la salle en effectuant des solos de guitare alors que le groupe n’est pas sur scène, ce qui ne leur plaît pas, encore moins à Mustaine qui est le guitariste soliste. Durant le concert, le groupe joue un nouveau morceau appelé « The Mechanix ».

Le groupe décide de faire une nouvelle démo, cette fois uniquement constituée de morceaux originaux. Se retrouvent sur la cassette les morceaux « Hit the Lights », « The Mechanix », « Jump in the Fire » et « Motorbreath » autre nouvelle – et rapide – chanson. La démo est destinée à assurer la promotion du groupe auprès des clubs de Los Angeles.

La démo est nommée Power Metal à cause d’une bourde de McGovney : « C’est une drôle d’histoire. Je devais faire imprimer des cartes de visite avec le nom du groupe pour qu’on les envoie à des responsables de club avec notre démo. La carte devait juste comporter le logo de Metallica et notre numéro de téléphone. Mais j’ai trouvé que ça avait l’air trop quelconque, alors j’ai décidé de rajouter quelque chose sous le logo. Je voulais pas mettre ‘hard rock’ ni ‘heavy metal’, alors j’ai eu idée de mettre ‘power metal’. Je trouvais que ça sonnait bien. Pour autant que je sache, aucun groupe n’avait employé cette expression avant nous. » McGovney les montre alors à Ulrich qui pique une crise : « J’ai apporté les cartes au groupe mais Lars a piqué une crise en les voyant. Il était vraiment furieux. ‘Qu’est ce que t’as fait ?’, il m’a démandé. ‘Putain, mais c’est quoi ce Power Metal ? J’arrive pas à croire que t’aies fait un truc aussi con ! On peut pas utiliser ces cartes avec ça dessus !’ C’est donc à cause de cela que la démo fut surnommée Power Metal. »[42]

Le quatrième concert du groupe se déroule au lycée de Lars (la Backbay High School), le 25 mai 1982.[42] Cette fois-ci, Metallica joue dix morceaux : cinq reprises et cinq morceaux originaux.[42] C’est le premier concert où James Hetfield décide de jouer de la guitare rythmique et d’assurer le chant en même temps. Mais il envisage encore de se limiter au chant.[42] Le groupe engage alors un autre guitariste du nom de Jeff Warner pour une apparition à la Concert Factory de Los Angeles le 28 mai.[42] Le concert a bien lieu, mais Jeff Warner se retire du groupe car Dave Mustaine ne le laisse jouer aucun solo.

Après un nouveau concert au Radio City Hall d’Anaheim le 5 juin, le groupe attend avec impatience la sortie de l’anthologie de Brian Slagel, Metal Massacre.[43] En quelques années, l’anthologie se vend à environ 30000 exemplaires, une première pour un disque indépendant et réalisé par un passionné.[43] Les Metal Massacre sont devenu une véritable institution, car ils ont permis de découvrir de nombreux groupes, comme Metallica (sur la première édition[44]), Slayer (sur la troisième[45]), Voivod, Metal Church et Hellhammer (sur la cinquième[46]).

Après s’être de nouveau produits au Concert Factory de Costa Mesa le 26 juin, les membres de Metallica prennent une décision importante: ils ont à présent assez de chansons pour pouvoir faire un enregistrement professionnel et les sortir sur une cassette.[47]

Metallica compte sur le système d’échange de cassettes pour se faire connaître aux yeux du milieu underground et peut être signer un contrat avec une maison de disques. Ces réseaux étaient une sorte de proto-Internet, où les fans de groupes partageaient la musique qu’ils connaissaient en s’échangeant des cassettes.

Le problème de l’enregistrement est rapidement résolu car Lars Ulrich devient ami avec un certain Kenny Kane, propriétaire d’une maison de disques. Ce dernier avait vu Metallica en concert et était prêt à faire un enregistrement:[48] « Un mec du nom de Kenny Kane a rassemblé un peu d’argent pour qu’on puisse enregistrer aux Chateau East Studios à Tustin, en Californie. On avait écrit quelques chansons entre-temps [et on continuait à jouer] ‘Killing Time, ‘Let It Loose’ et un ou deux titres de Diamond Head en concert. ».[49]

Lors des sessions d’enregistrement, Ron McGovney n’apprécie guère Kenny Kane, comme il l’avouera à Shockwave : « Kenny Kane avait un label Punk qui s’appelait High Velocity. C’était une branche de Rocshire Records, une maison de disques d’Orange County. Il avait dit qu’il nous donnerait de l’argent pour que l’on fasse un EP. on est donc rentré en studio. ».[49] Le groupe choisit d’enregistrer pour ces sessions, « Hit the Lights » (version qui figurerait sur le second pressage de l’anthologie Metal Massacre), « The Mechanix », « Jump in the Fire » et « Motorbreath » ainsi que trois chansons plus récentes « Seek and Destroy », « Metal Militia » et « Phantom Lord ».[49]

Il y a dès lors un problème car High Velocity est spécialisé dans le punk et non dans le metal. Comme l’explique James : « En studio, lorsque l’on a commencé à enregistrer nos propres morceaux, Kenny a dit : ‘Mais ça ressemble pas du tout à ce que j’ai entendu !’. ‘Ben ouais, Kenny. Les chansons que t’as entendues, elles sont pas de nous. ».[49] Exceptionnellement, Kane laisse au groupe les bandes, Ulrich et son ami Pat Scott en font des copies, qu’ils donnent à leurs relations. Mc Govney déclarera à ce sujet que « Cette démo a beaucoup voyagé. Elle est même allée au Japon. On a reçu du courrier du monde entier. ».[49]

Le groupe fait alors imprimer une publicité pour le magazine BAM, pour promouvoir la cassette. Ron McGovney : « Ca nous a coûté 600$, ce qui était une grosse somme en 1982. C’est probablement Lars et James qui en ont eu l’idée. Ils ont rédigé l’annonce, me l’ont montrée, et ils m’ont dit que ça couterait 600$. Alors j’ai dis : ‘OK. Lars, James, vous avez cette somme ?’ Ils ont répondu : ‘On a pas une thune’. J’étais le seul à avoir un peu d’argent, alors j’ai fait un chèque de 600$ à BAM. Au jour d’aujourd’hui, je n’ai toujours pas revu cette somme. ».[50]

La démo, surnommée No Life ‘Til Leather, d’après le premier vers de « Hit the Lights » et peut être en hommage de l’album live de Motorhead, No Sleep ’til Hammersmith, se diffuse dans les réseaux d’échange à plein régime[49]; et « Toutes les personnes qui comptaient possédaient la démo parce qu’on l’avait envoyée à K.J Doughton en Oregon, au magazine Aardshok en Hollande et à Bernard Doe de Metal Forces en Angleterre. ».[51]

A l’été 1982, les relations entre les membres de Metallica deviennent tendues:[51] Ron McGovney vit de plus en plus mal le manque d’égard dont les autres font preuve envers lui.[51] Dave Mustaine est également sur le fil du rasoir à cause notamment de ses nombreuses sautes d’humeur.[51] Mustaine est même renvoyé temporairement de Metallica à la suite d’une bagarre avec Hetfield dont les raisons sont obscures : il existe plusieurs versions de l’incident et certaines sont contradictoires. Voici ce qu’a confié Dave Mustaine en 1999 : « Je dealais pour joindre les deux bouts parce que ma mère avait déménagé. C’était devenu mon business. Seulement, quand on faisait un concert, les gens savaient que j’étais pas chez moi, alors ils entraient par la fenêtre et ils me piquaient ma dope. Il n’y a pas énormément de cachettes dans une maison et généralement, les voleurs étaient des clients, des mecs qui étaient déjà venus chez moi. Alors j’ai pris des chiens pour protéger ma came [...] J’ai emmené ma chienne avec moi à une répète un jour, et elle à mis ses pattes sur la voiture du bassiste. Je sais pas si elle a rayé la carrosserie, si elle a laissé des traces ou si elle l’a cabossée. J’en sais rien. ».[52] Hetfield, semble-t-il, n’a pas apprécié : il a calloté l’animal, l’a repoussé ou a posé sa main (ou son pied) sur elle (doucement ou brutalement, on l’ignore). « James a donné un coup de pied à ma chienne et on a commencé à s’engueuler. Une chose en entraîne une autre, j’ai fini par le frapper ce que je regrette. ».[52] Ron MCGovney a lui aussi évoqué l’incident dans le magazine Shockwaves : « Dave est venu chez moi un dimanche après-midi avec ses deux pitbulls. Je crois que j’étais sous la douche à ce moment-là. Quoi qu’il en soit, il a détaché ses chiens, et ils se sont mis à sauter sur ma voiture et à salement la rayer. James est sorti et a dit : ‘Hé, Dave, éloigne ces putains de chiens de la voiture de Ron!’ et Dave a répondu : ‘Bordel, t’as dit quoi, là ? T’avises pas de parler de mes chiens comme ça !’ Ils ont alors commencé à se battre. Leur bagarre s’est poursuivie chez moi, et quand je suis sorti de la douche, j’ai vu Dave envoyer un direct à James, qui a valdingué à l’autre bout de la pièce. Alors j’ai sauté sur le dos de Dave, mais il m’a balancé sur la table du salon. Puis James s’est relevé et il a hurlé à Dave : ‘Tu fais plus partie du groupe ! Fous le camp !’ Alors Dave a emmené toutes ses affaires et il est parti. Il avait la haine. Le lendemain, il est revenu, en pleurs, nous supplier : ‘S’il vous plaît, reprenez-moi dans le groupe !’ ».[52][53]

Après plusieurs concerts, notamment à la Metal Massacre Night, les relations entre Ron McGovney et les autres membres du groupe se dégradent : comme il le dit lui même, à propos d’un voyage pour aller faire un concert à San Francisco : « J’avais loué une remorque. On y a mis la batterie et tout notre matériel, on l’a accrochée à la camionnette de mon père et on est tous montés dans cette dernière. J’étais jamais allé à San Francisco avant ça. Je me souviens avoir fait le tour de Chinatown avec cette remorque, et ça commencait à me faire chier de chercher le club sans arriver à le trouver. Les autres étaient derrière, à boire et à s’amuser, et moi, j’en avais plein le cul [...] Ca a commencé chez nous. [...] Mes affaires disparaissaient. Le pire ç’a été quand on a joué avec Kaos, le groupe de mon copain Jim. [...] Apparemment un ami de Dave en a profité pour voler ma seconde basse, une Ibanez. Mon blouson de cuir avait aussi disparu. J’en avais vraiment marre de tout ça. ».[54] Les autres membres de Metallica se rendent compte que McGovney est à bout de nerf et contactent alors Brian Slagel pour trouver un nouveau bassiste. Il leur conseille de voir le groupe Trauma « parce que leur bassiste est génial ».[54]

Le bassiste en question s’appelle Cliff Burton, qui, après avoir quitté le groupe EZ Street, a rejoint Trauma. Chose peu commune pour l’époque, il fait des solos de basse, porte des pantalons pattes d’eph (chose de très mauvais goût pour l’époque, le pantalon à la mode étant le spandex), et headbangue sans retenue sur scène. James Hetfield et Lars Ulrich assistent donc à un concert de Trauma à San Francisco. Ils en ressortent époustouflés par la prestation de Cliff Burton. Dave Marrs déclarera à propos d’Ulrich et d’Hetfield : « Ils disaient : ‘Nom de dieu! Regarde moi ce type!’. La chose qui frappait le plus, c’est que si on était habitué à voir des guitaristes solos, là, ils étaient en face d’un bassiste solo. Ils trouvaient ça génial. »[55] James Hetfield confiera à Aardshock : « On a vraiment été bluffés par ce bassiste hippie qui headbangait tout le temps. »[55] Ils proposent donc à Cliff de les rejoindre. Ce dernier se montre réticent, car il ne veut surtout pas quitter San Francisco pour rejoindre Los Angeles qui est alors peuplé de groupe Glam Metal qu’il n’apprécie guère.[55] Toutefois, Cliff envisageait bien de quitter Trauma comme il le déclara plus tard au journaliste Harald Oimoen : « Avec Trauma, on est allé à LA et on y a donné quelques concerts. Pendant qu’on y était, Lars et James nous ont vus et ils ont eu envie de m’avoir dans le groupe. Alors ils se sont mis à me téléphoner régulièrement. Je suis venu les voir quand ils ont joué à Frisco. Et puis, finalement, j’ai commencé à… en avoir marre de Trauma… Pour différentes raisons. Alors je leur ai dit adieu. Ils commençaient à se la jouer… Bref, ça devenait commercial à divers niveaux. Et il y avait des choix musicaux qui ne me plaisait pas. ».[55]

Le groupe continue alors à jouer quelques concerts : le 1er octobre, ils se produisent au Woodstock et le 18 octobre ils jouent à San Francisco où ils jouent une nouvelle chanson nommée « No Remorse ».[56]

Après quatre autres concerts à Los Angeles et ses environs, ils rejouent au Old Waldorf le 29 novembre. Ce concert fut important pour trois raisons : le groupe Exodus ouvrait pour eux et parmi eux se trouvait un jeune guitariste de 20 ans du nom de Kirk Hammett; le concert fut enregistré et donna matière à une nouvelle démo, que les fans surnommèrent Live Metal Up Your Ass – le son qui devait à l’origine être enregistré avec une table de mixage a été finalement enregistré sur un quatre piste ; et le morceau « Whiplash » est joué pour la première fois en public.[56]

Le concert du lendemain au Mabuhay Gardens à San Francisco est la dernière apparition de McGovney au sein de Metallica. Il expliqua à la radio KNAC en 1993 que le voyage du retour fut la goutte d’eau qui fit déborder le vase et le poussa à partir : « Sur le chemin de Los Angeles on s’est arrêté pour acheter de l’alcool et ils ont pris quatre litres de whisky. James, Lars et Dave étaient complètement torchés. Pendant que je conduisais, ils passaient leur temps à cogner la vitre pour que je me gare pour qu’ils puissent pisser. Et puis, à un moment, alors qu’on était à l’arrêt, je tourne la tête et je vois Lars allongé en plein milieu de l’Interstate 5. Incroyable ! Alors je me suis dit : “Ca suffit les conneries !” ».[56]

McGovney subit encore d’autres désagréments : « Ensuite un de mes amis m’a dit qu’il avait vu Dave verser de la bière dans les capteurs de ma basse – une Washburn – en disant : ‘Je déteste ce connard de Ron’. Le lendemain, ma basse marchait pas. Et ma copine de l’époque m’a confié qu’elle les avait entendus dire qu’ils prendraient Cliff dans le groupe. »[57] Peu de temps après : « Après que Dave ait niqué ma basse, quand les autres sont venus répéter, je leur ai dit : ‘Foutez le camp de chez moi!’. Je me suis tourné vers James et je lui ai dit : ‘Je suis désolé James, mais toi aussi, il faut que tu partes’. Deux jours plus tard, leur matériel n’était plus chez moi. »[57] McGovney était aussi très ennuyé par la façon dont les choses avaient tourné : « Cette histoire m’a tellement dégouté que j’ai vendu mon matos… J’en avais vraiment plein le cul de tout ça. » Ron McGovney se doutait que Cliff allait prendre sa place : « Après les avoir entendu parler de Cliff, j’ai eu des soupçons… J’ai en quelque sorte deviné ce qui se tramait. »[57]

On peut conclure que McGovney est parti de lui même du groupe et n’a pas été viré, comme il l’a déclaré : « Si vous vous fiez à leur version, c’est eux qui m’ont foutu dehors. Mais jamais, jamais ils ne m’ont dit : ‘Tu ne fais plus partie du groupe’. »[57]

Dave Mustaine a tout de même reconnu dans une interview pour Metal Hammer dans les années 90 : « J’ai besoin de confesser un truc que j’ai fait à Ron McGovney… J’ai versé de la bière dans les capteurs de sa basse. Il s’en souvient encore tandis que moi, j’avais oublié. Mais j’ai vu qu’il pleurnichait à ce propos dans une interview il y a quelque temps, et je voudrais faire la paix. »[58]

McGovney a lui commenté ces évènements : « C’est si vieux que ça n’a plus d’importance aujourd’hui. Je vous ai juste dit ce que je ressentais à l’époque. Je veux qu’il soit clair que cette histoire ne m’ennuie plus. Ca s’est passé il y a quatorze ans. Ce n’est plus que des souvenirs. Je m’entends à nouveau bien avec eux maintenant. »[58]

A peine les membres de Metallica sont séparés de McGovney,[59] qu’ils décident de quitter Los Angeles pour San Francisco pour que Cliff Burton les rejoigne (condition qu’il avait imposé aux membres du groupe). Le déménagement est fini en quelques mois et le 28 décembre 1982 a lieu la première répétition avec Cliff Burton.[58]

Lars et James s’installent tout d’abord au 3132 Carson Boulevard, chez Marc Whitaker, un ami commun. Il fait des études en tant qu’ingénieur du son et fréquente la scène metal. Mustaine s’installe chez la grand-mère de Whitaker.[60] Une opportunité inattendue se présente au groupe lorsque Whitaker leur dit qu’il a besoin d’un groupe pour enregistrer une démo (dans le cadre de ses cours). James : « On a fait une démo, gratuitement, de « Whiplash » et « No Remorse ». Elle avait un très bon son. C’était le meilleur enregistrement qu’on ait jamais eu jusque-là. ».[61]

Plus tard, le groupe s’installe dans le quartier d’Albany. Jeff Becerra de Possessed se souvient : « J’ai grandi avec ces types. Kirk habitait à deux pas de chez moi et il organisait des soirées démentes. On allait aussi chez les autres. Ils vivaient dans une grande maison délabrée d’Albany, et on y picolait sec. Plein de gens allaient à ses fêtes et en ressortaient déchirés. Si quelqu’un prétend se souvenir d’une de ses soirées, alors ça veut dire qu’il n’y était pas ! »[61]

Mais le groupe ne se contente pas de faire uniquement la fête : ils répètent avec Cliff Burton qui ajoute vite une touche mélodique aux morceaux. Le 5 mars 1983, le groupe joue sur scène avec Burton pour la première fois au Stone. En plus de la setlist habituelle (sans reprises) Burton joue un inédit : « Anesthesia – Pulling Teeth » sur scène.[61] Ce solo de basse est un déluge d’accords et de motifs classiques, le public en est époustouflé.[61] Un second concert a lieu dans ce même club le lendemain et la prestation est alors filmée pour la postérité.[62]

Le succès rencontré à San Francisco avec No Life ‘Til Leather permet au groupe de s’accommoder au climat de la ville sans accroches, comme le fait remarquer Bob Nalbandian « grâce aux échanges de cassettes, Metallica était extrêmement populaire à San Fransisco avant même d’y avoir mis les pieds. »[62]

L’étape suivante pour Metallica n’allait avoir lieu ni à Los Angeles, ni à San Fransisco, mais à New York sur la côte Est des États-Unis.[63]

« Quelqu’un qu’on connaissait est revenu de San Francisco avec une cassette, et il a dit : ‘Johnny, Marsha, il faut que vous écoutiez ça!’ Il y avait de la musique dans le magasin. Je me souviens plus de ce que c’était, mais c’était du metal. On passait jamais rien d’autre. J’ai donc arrêté et j’ai mis sa cassette dans le magnéto. C’était à tomber à la renverse ! ».[64]

Jon Zazula avait écouté à l’époque une copie de la cassette Live Metal Up Your Ass dans le magnétophone de son magasin nommé Rock’n'Roll Heaven dans le New Jersey. La cassette du groupe a terminé aux quatre coins du pays depuis sa sortie, aussi vite que No Life ‘Til Leather. Jon Zazula réalisa qui avait écouté quelque chose de radicalement nouveau : « Ca ressemblait un peu à Motörhead et on y retrouvait l’esprit de la NWOBHM. Mais c’était américain et c’était nouveau et meilleur. Je trouvais aussi que la section rythmique était très mélodique. Mais quand je dis mélodique, je veux pas dire commercial. C’était une façon totalement nouvelle d’aborder les mélodies. ».[65] En plus de possèder un magasin Jon Zazula organisait des concerts et manageait des groupes à travers sa société Crazed Management.[65] « On a téléphoné à K.J Doughton. Il était l’auteur du tout premier article consacré au groupe que j’ai lu. On n’avait pas le téléphone au magasin, alors on l’a appelé depuis une cabine. Il m’a rappelé le soir-même et il m’a dit qu’il faudrait que je discute avec Lars Ulrich. Et Lars Ulrich m’a téléphoné le lendemain. Lars était très positif. Il avait entendu parler de nous : la côte Ouest savait qu’il se passait beaucoup de chose dans le Nord-Est et qu’on était à l’origine de toute cette activité. Je lui ai dit qu’on devait organiser des concerts avec Venom et les Rods et j’ai ajouté : ‘On aimerait que vous donniez quelques concerts et on aimerait vous faire part de certaines idées. Si vous venez on pourra en discuter.’ On voulait faire quelque chose avec ce groupe. [...] On allait laisser la nature suivre son cours. Enfin, la nature ou le chaos ! ».[65][66] Lars est prêt à se rendre à New York, mais le groupe est alors sans le sou, Zazula leur paya le voyage.[66]

Fin mars 1983, le groupe et Mark Whitaker leur colocataire/ingénieur du son, louèrent deux véhicules, y mirent leur matériel et entamèrent un voyage de 4500 kilomètres vers New York.[67] Lars Ulrich déclara à propos de Dave Mustaine lors du voyage: « Durant le voyage de San Fransisco à New York, notre patience a atteint ses limites. Il y a eu quelques incidents de trop. Il n’arrivait pas à se contrôler. Et c’était plus… Sur le long terme ç’aurait été un problème. On a donc décidé [de le renvoyer], à mi-chemin entre l’Iowa et Chicago. ».[67] Il déclara ensuite : « On allait attendre jusqu’au jour où on trouverait quelqu’un pour le remplacer. ».[67]

Une fois le groupe arrivé sur la côte Est, Ulrich prévient Zazula du problème Mustaine. Toutefois le groupe devait jouer deux dates en première partie de Vandenburg et Rods au Paramount Theater et à L’Amours, à Brooklyn. Metallica assura les deux concerts, pris une journée de repos, puis le 10 avril 1983, Dave Mustaine fut renvoyé de Metallica.[68] Selon la légende, lorsque Mustaine se réveilla, ses bagages étaient faits et les autres membres du groupe le regardaient d’un air sombre. Hetfield lui lança qu’il ne faisait plus partie de Metallica. Dave demanda simplement à quelle heure décollait son avion. Hetfield répondit qu’ils lui avaient réservé une place dans un car qui partait une heure plus tard.[68] « Une heure plus tard il était dans le car. »,[68] confirma Lars sur l’antenne de KUSF.[68] Jon Zazula se souvenant d’ailleurs qu’ : « ils l’ont fait monter dans un bus, et ils l’ont renvoyé chez lui. Il était furieux. ».[68]

Bien sûr, les membres de Metallica ne s’étaient pas séparés de Mustaine sans avoir préalablement pris leurs précautions.[69] Une dizaine de jours auparavant, Whitaker – également manager d’Exodus – téléphona à Kirk Hammett et lui demanda de venir à New York pour venir passer une audition.[69] Hammett répondit, sans trop savoir si c’était une blague ou non, « OK, ça marche. ».[69] Le lendemain, un second appel de Whitaker le convainquit que Metallica ne plaisantait pas, et il prépara ses bagages pour New York.[69] Par rapport à son groupe Exodus, Hammett expliqua à Trasher : « A l’époque, Exodus avait des problèmes de personnel. Notre bassiste ne voulait pas prendre la même direction que nous. Le groupe ne répétait plus et on était au point mort. Je commençais à en avoir marre. C’est drôle parce qu’un jour, alors que j’étais aux chiottes, j’ai eu un coup de fil de Whitaker. Il m’a demandé si j’étais prêt à venir à New York pour faire un essai avec Metallica, parce qu’ils avaient des problèmes avec Dave. ».[69] Hammett connaissait déjà le groupe, ils avaient déjà partagé l’affiche avec eux à San Fransisco, le persuader ne fut alors pas difficile.[69]

Il semble toutefois que le groupe n’accueillit jamais formellement Hammett au sein de Metallica : son audition fut concluante et ils continuèrent simplement à jouer avec lui. Des papiers officiels auraient été signés plus tard, mais à l’époque il est juste resté dans le groupe. Hetfield reconnut cet état dans le magazine Trasher.[70] Hammett ignorait s’il allait rester longtemps avec le groupe, ainsi qu’il l’a expliqué plus tard : « C’était un pari osé, parce qu’il y avait le risque qu’ils ne m’apprécient pas. J’ai pris l’avion pour la Côte Est avec plein de matériel à mes frais. C’était vraiment bizarre parce que je quittais la Californie pour la première fois de ma vie et en plus, c’est à peine si je connaissais ces types. Le seul que je connaissais, c’était Mark. ».[70]

Après qu’Ulrich, Hetfield et Burton aient été convaincus par le talent de Hammett, ce dernier fit son premier concert le 16 avril au Showplace, dans le New Jersey. Le groupe devait assurer la première partie de Venom lors de leur tournée américaine.[71]

Malheureusement, le groupe devait changer d’endroit pour dormir : alors qu’ils étaient hébergés par Jon et Marsha Zazula, le groupe but une bouteille de champagne lors de leurs beuveries, alors qu’elle était mise de côté par le couple pour un événement particulier. Ces derniers jugèrent que ça ne pouvait plus durer comme ça.[70]

Zazula trouve alors au groupe un nouvel endroit pour dormir : « On les a installés dans un endroit vraiment sordide qui s’appelait le Music Building. Ils partageaient la salle de répétition avec Anthrax, mais ils dormaient dans un endroit épouvantable. C’était un débarras : c’est à cet endroit qu’étaient entassés tous les objets mis au rebut par les habitants de l’immeuble. C’était pas un spectacle agréable, mais je n’avais pas vraiment le choix. Je ne savais pas dans quoi je me lançais ! »

Jeff Dunn de Venom, se souvient parfaitement de la période des deux concerts qu’ont donné Metallica et son groupe au Paramount Theater de Staten Island, le vendredi 22 avril et le dimanche 24 avril 1983 : « Durant cette première tournée américaine, je me souviens que Cronos et Lars ont fini dans le même lit ! Ils étaient bourrés comme des ânes. Ils se sont endormis l’un à côté de l’autre. En se réveillant, le lendemain, ils ont gueulé : ‘Putain, c’est quoi ce merdier ?’. Tout le monde était couché. On était à l’étage et eux, au rez-de-chaussée. Il faisait si chaud qu’il était vraiment difficile d’arriver à dormir de toute façon. J’entendais Lars qui braillait en bas. Un de nos roadies a alors dit : ‘Je vais descendre l’assommer, cet enculé. Je veux dormir moi.’ Mais tout d’un coup, on n’a plus entendu le moindre bruit. Je suppose que Lars était tombé dans les vapes. ».[72]

Les roadies de Venom ont failli par ailleurs détruire le Paramount Center en forçant sur les effets pyrotechniques:[72] « On a eu un problème quand on a joué à Staten Island. Le premier soir ( c’était mon anniversaire), on a eu des tonnes d’incidents techniques. Les haut-parleurs sont sortis des enceintes. Ce qui s’est passé, c’est qu’on avait des mini-bombes en fonte – d’un diamètre d’une tasse haute de vingt centimètres. On en avait mis 24 tout le long de la scène. Un type les a remplies de poudre explosive et y a mis des amorces. Ensuite, une demi-heure avant le début du concert, un autre gars s’est dit : ‘Merde ! Les mini-bombes !’. Il faut dire que la communication n’était pas bonne entre les roadies. Alors le deuxième type les a à nouveau remplies, sans savoir que ç’a été déjà fait ! Aussi, quand on a allumé ces trucs … Putain de dieu ! Le bruit de l’explosion a couvert notre musique. On a retrouvé une des mini-bombes enfoncée dans un mur, à l’étage. Je te jure que c’est vrai. Cet abruti aurait pu tuer quelqu’un. Il y avait un trou d’un mètre vingt au milieu de la scène. Qu’il n’y ait pas eu de victimes … ».[73] Malgré ces problèmes annexes, Metallica et Venom se sont accordés à dire que ces concerts étaient des réussites indiscutables.[74]

Pour Ulrich et Hetfield, le line-up de Metallica n’est pas encore définitif : il espéraient recruter un nouveau chanteur. Ils jetèrent leur dévolu sur John Bush, chanteur d’Armored Saint, qui malgré tous leurs efforts, ne rejoindra jamais Metallica.[75].

Peu de temps après, Hetfield et Ulrich révélèrent qu’ils allaient bientôt enregistrer leur premier album. Lars avait des idées bien arrêtées concernant le disque : « On n’a pas retenu que des titres rapides. S’il n’y a que ça sur un album, les morceaux finissent par tous se ressembler… Quand on joue des chansons rapides, on essaie d’y mettre des breaks parce qu’ensuite, ça donne l’air d’aller encore plus vite. »[75]

Jonny Z – qui entre temps est devenu manager du groupe – tente alors de rentrer en contact avec des maisons de disques, mais celles-ci jugent le groupe beaucoup trop rapide dans sa manière de jouer. Le groupe décide alors de s’autoproduire.[76] Jonny avait alors fait les comptes : « On avait estimé que la réalisation de leur album nous coûterait environ 5000$ mais, à l’époque, même les cents étaient rares… ».[76] « On a décidé de tout faire nous-mêmes. Les maisons de disques pouvaient aller se faire foutre ! On s’est juste dit : ‘Rien à branler de ce que tout le monde dit, on va le faire.’ Les gens nous prenaient pour des cinglés. Mais on l’a fait. ».[77]

Zazula crée donc le label Megaforce (qui à l’origine devait s’appeler Vigilante[78]). Il est nommé ainsi car « Un jour, on discutait avec Cliff, et il a trouvé le nom ‘Megaforce’ » se souvient Zazula.[77]

Premiers albums et succès (1983-1988) [modifier]

Pour l’enregistrement de l’album, Metallica connaissant des difficultés financières, Zazula était obligé de négocier avec le producteur de l’album, Paul Curcio : « Après avoir économisé quelques dollars, on a pris l’avion pour Rochester – qui n’est pas la porte à côté – et j’ai dû les convaincre de nous laisser faire l’album à crédit. Curcio pensait qu’il allait être payé tout de suite ! Mais il a accepté un arrangement. Il m’a laissé du temps pour le payer, ce qui rendait les choses jouables. ».[79]

Le 10 mai 1983 , Metallica commença l’enregistrement de son premier album. Entre deux sessions, le groupe réfléchi au nom à donner pour l’album.[80] Il choisirent le titre Metal Up Your Ass,[81] mais la société choisie pour distribuer l’album s’y opposa. Le groupe devait alors trouver une alternative. Zazula déclare à ce propos que : « Ce qui s’est passé, c’est que Cliff a dit : ‘Just kill ‘em all[82]‘. Et c’est devenu le nom de l’album ! ».[80]

Des sessions d’enregistrement de Kill ‘Em All sortirent dix chansons, qui avaient toutes été jouées en concert l’année précédente.

Si ces morceaux étaient impressionnants, il ne fut jamais facile de les enregistrer en studio comme le déclara James au magazine Thrasher en 1986 : « On n’avait jamais travaillé en studio avant d’enregistrer Kill ‘em All. Le type qui était censé nous produire restait assis et il pointait les morceaux sur un calepin. Et tout ce qu’il disait, c’était des trucs du genre : ‘Bon, ce soir, on pourra aller boire un coup quand on aura fini d’enregistrer. A propos, est ce que le café est prêt ?’. Il n’a pas fait le moindre commentaire sur les chansons. D’un autre côté, je crois pas qu’il aurait osé dire quoi que ce soit, parce qu’on lui aurait répondu : ‘Va te faire foutre ! C’est notre chanson !’ Mais pour ce qui est de la production, du travail sur le son ou de quoi que ce soit d’autre, il n’a absolument rien fait. Donc, d’emblée, on a eu une mauvaise opinion des producteurs. ».[83]

Le mixage et la qualité sonore de Kill ‘Em All sont corrects pour un album de cette époque qui a eu un budget limité.[83] La vitesse des chansons comme « Hit the Lights », « Whiplash » ou « No Remorse » distingue Kill ‘Em All des autres albums.[83] Selon Kirk pour le magazine Thrasher : « On savait que, quoi qu’on fasse, il y aurait des gens qui prendraient [ce disque] avec des pincettes parce qu’à l’époque, il était vraiment différent de ce qui se faisait. [...] On a écrit les chansons en se disant qu’on allait les jouer à vitesse normale puis que, tout naturellement, on les accélèrerait. ».[83] James donna une explication quant à la vitesse des chansons de l’album : « C’est parce que à force de répéter, les chansons devenaient de plus en plus rapides, et on y mettait de plus en plus d’énergie. [...] Et en concert, c’est encore plus rapide à cause de l’alcool, de l’excitation générale et des fans qui sautent dans tous les sens. ».[83]

Pour accompagner la sortie de Kill ‘Em All, Megaforce sort également un maxi de l’une des chansons phares de l’album « Whiplash ».[84] Sur la face A, on retrouve le morceau éponyme avec un remix et sur la face B des versions live de « Seek n’ Destroy » et « Phantom Lord » (qui ne sont pas jouées live, mais enregistrées avec des bruits de foule).[84]

Thomas Fischer du groupe Celtic Frost précisa que l’album influença toute la scène Metal : « Il ne faisait de doute pour personne que nous étions au début d’une nouvelle ère pour le Heavy Metal. Ce qui distinguait Metallica des autres jeunes groupes d’alors, c’était sa précision et le grand professionnalisme – pour l’époque – de son jeu et de sa production. Ils faisaient une musique unique, et Kill ‘Em All a représenté une véritable innovation. Avec cet album, ils ont changé les règles du jour au lendemain. ».[85]

La distribution de Kill ‘Em All est assurée dans le monde entier : aux États-Unis par Relativity, aux Pays-Bas par Roadrunner, au Canada par Banzai, au Brésil par RGE et en France par Bernett[85]

Metallica et Raven se lancèrent dans une tournée commune de fin juin à début septembre 1983 pour promouvoir la sortie de leurs albums respectifs, Kill ‘Em All et All For One. La tournée est baptisée Kill ‘Em All For One.[86] James Hetfield dit avoir tiré des leçons des représentations du groupe Raven, que beaucoup considéraient comme du “rock athlétique”.[86] La vie au bord du tour-bus est parfois pénible : « Pendant qu’on traversait le Texas, l’air conditionné est tombé en panne. Tout d’un coup, on avait l’impression de voyager dans un four. Le matin, quand on se réveillait, on avait la langue collée au palais parce qu’il faisait au moins 90° là-dedans ! »[86]

L’album Ride the Lightning sort en août 1984. La musique y est plus complexe, comporte une semi-ballade (Fade to Black), et le premier titre instrumental du groupe (The Call of Ktulu). Cet album contient également certains des titres les plus joués du groupe sur scène avec les classiques (For Whom the Bell Tolls ou Creeping Death) mais l’album reste néanmoins dans la lignée thrash de Kill ‘Em All.

Lorsque Ride The Lightning a attiré l’attention des majors, Metallica signe avec le label Elektra Records.

En 1986, sort l’album qui deviendra alors un des albums référence du thrash metal (au même titre que le Reign in Blood de Slayer sorti la même année) et il est considéré comme étant « l’un des meilleurs albums de heavy metal sorti jusqu’à ce jour ».[87] Master of Puppets arrive à la 29e place du classement du Billboard, l’album se vendra à 12 millions d’exemplaires[88]

Master of Puppets reste dans la lignée de Ride The Lightning car il possède la même structure musicale (tout comme l’album suivant …And Justice for All) :

  • Les premières secondes sont calmes, des guitares acoustiques jouent un air assez mélodieux et le reste de la première chanson est très rythmé (même agressif).
  • La seconde chanson, assez longue, donne son titre à l’album.
  • La troisième est lourde, au tempo lent, et de structure simple.
  • La quatrième chanson est calme, presque une ballade.
  • L’avant-dernière chanson est instrumentale et longue.
  • La dernière chanson commence par briser une mélodie douce et est à nouveau très agressive.

Le groupe se permet de faire des chansons assez longues, Master of Puppets , Disposable Heroes et Orion qui dépassent les huit minutes.

Mort de Cliff Burton [modifier]

Mémorial en mémoire de Cliff Burton, près du lieu de l’accident.

Après plusieurs concerts au Royaume-Uni, Metallica se rend en Scandinavie où il joue à l’Olympen de Lund et au Sonahallen de Stockholm, les 24, 25 et 26 Septembre 1986.

Dans la nuit du 27 septembre 1986, les deux tours-bus de Metallica sont sur la route pour un quatrième concert à Copenhague, la capitale danoise. Ils roulent sur une route de campagne entre Stockholm et Copenhague. Aux alentours de 05h15 du matin, le conducteur fait un écart violent sur sa droite et commence à faire des embardées. Il perd le contrôle du véhicule : à son bord se trouvent les quatre membres du groupe ainsi que Flemming Larsen (le technicien de Lars), John Marshall, Aidan Mullen (assistants à la guitare) et le manager Bobby Schneider.[89]

Le bus se renverse sur le bas-côté de la route près de la ville de Ljungby et s’immobilise 50 mètres plus loin.[90] Mullen et Larsen, qui dormaient dans des couchettes en bas à droite, restent coincés pendant presque trois heures jusqu’à ce que les pompiers les délivrent. Kirk est éjecté de sa couchette et s’évanouit, mais revient à lui et parvient à sortir par une porte latérale. Les passagers qui réussissent à s’extirper de la carcasse du bus s’en sortent avec quelques blessures mineures. Lars Ulrich se casse un doigt, James Hetfield a quelques blessures superficielles et Kirk un œil au beurre noir. Bobby Schneider a le bras disloqué et un autre membre souffre de nombreuses contusions.

L’accident est dû à une plaque de verglas que le chauffeur – qui a été mis hors de cause – n’a pas pu éviter. Cependant, pour les “Four Horsemen”, le chauffeur avait trop bu ce triste soir.

Cliff Burton dormait sur une des couchettes supérieures à l’arrière droite, quand le bus a dérapé. Il est éjecté par la fenêtre puis est écrasé par l’autobus. Le jeune bassiste meurt sur le coup, à 24 ans.

Plus tard, James, Lars et Kirk songent à arrêter l’aventure. Mais les parents du bassiste, Jan et Ray, encouragent le groupe à continuer à la mémoire de leur fils. Cet incident a aussi inspiré Dave Mustaine, qui a composé l’air de la chanson In My Darkest Hour (sur l’album de Megadeth So Far, So Good… So What!) juste après avoir appris son décès. Les paroles ne font en revanche aucunement référence à Cliff Burton.[91]

L’enterrement de Cliff a lieu le 7 octobre 1986 dans la chapelle de Castro Valley, sa ville natale. Une cassette Cliff’em all sort en son hommage, et le morceau instrumental To Live is to Die lui est dédié. Vers la fin du morceau, James Hetfield murmure un poème que Cliff Burton avait récité lors d’une interview :

When a man lies he murders
Some part of the world
These are the pale deaths which
Men miscall their lives
All this I cannot bear
To witness any longer
Cannot the kingdom of salvation
Take me home

(Pour anecdote, le début de cette phrase, « When a man lies he murders some part of the world » avait déjà été entendu chez le personnage de Merlin, dans le film Excalibur, de John Boorman, en 1981.)

L’apogée du succès (1988-2006) [modifier]

Metallica lors de la tournée …And Justice for All renommée Damage Justice Tour avec le bassiste Jason Newsted

Le groupe envisage de se séparer, mais décide finalement de continuer et recrute un nouveau bassiste, Jason Newsted (du groupe Flotsam and Jetsam). Metallica enregistre avec « Newkid » le EP Garage Days re-visited avant de sortir un nouvel album, fin 1988 …And Justice For All, dont la chanson To Live Is To Die est le dernier témoignage discographique de feu Cliff Burton, épatant génie de la composition.

Le morceau One servira de prétexte au premier clip vidéo du groupe. One possède une véritable histoire : celle du soldat qui souhaite mourir plutôt que de vivre une existence infernale après avoir été horriblement mutilé à la guerre et devenu prisonnier de son propre corps inerte, à l’hôpital ; reprenant ainsi l’œuvre de Dalton Trumbo. Le vidéoclip reprend justement les images du film Johnny s’en va-t-en guerre. Un fait est à noter sur ce clip : il a été véritablement mal perçu par les fans de la première heure ; ce qui n’a pas empêché pour autant le groupe de faire sensation et d’atteindre une nouvelle catégorie de fans. S’en suit une énorme tournée mondiale de deux ans qui passera par Seattle en 1989, la fameuse Doris (le nom de la statue figurant sur la pochette de …and Justice for All) se démantibulant durant le concert. Cet album marque l’évolution du groupe, pour autant les solos de guitare y sont nets, rapides et révolutionnaires, empruntant un peu à ceux des deux albums précédents, et renforçant un peu plus la place que Metallica occupe dans le metal.

Toujours dans la partie, en 1991, Metallica revient avec un album communément appelé Black Album, produit par Bob Rock. C’est alors l’apogée du groupe mais la fin de la période thrash. En effet, le groupe réduit grandement sa vitesse et la complexité de ses riffs, qui n’en demeurent pas moins accrocheurs. La formation apparaît sur scène aux cotés de groupes comme AC/DC ou Guns n’ Roses ou encore heavy-rockers suédois Europe (notamment au Tokyo-Dome), et engage une tournée incroyable de près de quatre cents concerts à travers le monde durant cinq ans, jouant sur tous les continents et créant même parfois des émeutes (à Djakarta), dont un témoignage vidéo est disponible dans le coffret Live Shit : Binge & Purge sortit en 1993.

Jason Newsted: “Monsters of Rock” à Moscow en Russie (1991).

Metallica, avec le Black Album, a d’une certaine façon rendu le metal accessible au grand public, notamment avec la fameuse ballade Nothing else matters… À partir de ce moment, Metallica deviendra un monstre du rock et ne redescendra pratiquement jamais de son piédestal.

Ils représentaient, à l’époque, la révolution du metal américain et étaient perçus comme des dieux par la plupart de leur fans.

En 1992, Metallica participe au concert donné en hommage à Freddie Mercury à Wembley. James Hetfield y chante notamment Stone Cold Crazy avec les trois membres survivants de Queen.

Après une longue absence des studios de cinq ans, due notamment à deux ans et demi de tournées incessantes avec des concerts marathons de près de deux heures, Metallica revient en 1996 avec un nouvel album : Load, acclamé par la critique mais dénoncé par certains fans de la première heure qui n’apprécient pas l’évolution musicale du groupe ni les nouvelles coupes de cheveux des musiciens. En 1997 sort son frère jumeau ReLoad, qui est la suite des enregistrements réalisés lors du passage en studio du groupe pour l’album Load, initialement prévu pour être un double. Ces deux albums se rapprochèrent encore plus du Hard Rock, généralement par les solos de guitares, joués par K.Hammett, rappelant ainsi les vieux groupes des années ‘70.

James Hetfield à l’époque de la sortie de l’album Garage Inc.

En 1998 sort Garage Inc. un double album comprennant 27 chansons en tout (11 dans le premier et 16 dans le second), principalement influencées par Discharge, Diamond Head, Black Sabbath, Danzig et les Misfits, Blue Öyster Cult, Thin Lizzy, Motörhead, Killing Joke, Blitzkrieg. Toutes les chansons de Garage Inc. sont des reprises et par la suite, Metallica jouera avec l’orchestre symphonique de San Francisco dirigé par Michael Kamen et sortira un album live de ce concert, S&M, ainsi qu’un DVD.

Pendant ce temps, Metallica signe pour la première fois un single dédié à accompagner un film (Mission Impossible 2) avec le titre I Disappear. (James participera à la bande originale du film South Park un peu plus tard). L’album est généralement influencé par le punk mélangé avec le Metal, comme dans la chanson So What ainsi que plusieurs autres.

Peu après, Jason décide de quitter le groupe. Officiellement pour raisons de santé (« des années de headbanging ont abimé mes cervicales »), mais plus officieusement parce que l’orientation musicale des « Four Horsemen » ne lui convennait plus et que la possessivité de James Hetfield lui interdisait de s’ouvrir à de nouveaux horizons musicaux : Jason n’a pas composé depuis l’album Doomsday for the Deceiver de Flotsam and Jetsam en 1986, si l’on excepte Blackened et My Friend Of Misery. Il décide donc de se concentrer sur les nombreux projets musicaux sur lesquels il a planché avec plusieurs musiciens de renom au cours des années (Andreas Kisser de Sepultura, Piggy et Away de Voivod, etc.). Notamment avec le groupe Echobrain qu’il a formé avec Dylan Donkin (chant et guitare) et Brian Sagrafena (batterie), deux jeunes musiciens de talent. Le premier album de la formation a été lancé en 2002. Il a par la suite rejoint la légendaire formation canadienne Voivod en 2003.

Metallica lors d’un concert en 2003 à Madrid, Espagne

En 2003 sort St. Anger, marquant le retour à une sonorité plus agressive. St. Anger adopte en effet un style de nu metal nouveau genre.

Aidé par le producteur Bob Rock, à qui il est demandé de jouer de la basse sur cet album, Metallica déroute les fans en ne proposant aucun solos, aucune ballade ou power-ballade. Il en résulte un album profondément différent de leurs précédentes réalisations. A la fin des sessions d’enregistrement, Robert Trujillo (ex-Suicidal Tendencies, Infectious Grooves et Ozzy Osbourne) devient le nouveau bassiste officiel du groupe. La basse y occupe aussi une place plus importante, mais l’album y est généralement marqué par un mauvais son provenant de la batterie.

Un documentaire (Some Kind of Monster) sur la création de l’album est sorti en 2005.

À noter que Metallica participe à l’album hommage aux Ramones (We’re a Happy Family) avec le titre 53rd & 3rd. D’autres titres de la session (Cretin Hop, Commando, Today Your Love, Tomorrow The World et Now I Wanna Sniff Some Glue) sont présents sur les singles St. Anger. De son côté, Kirk Hammett a participé au dernier album de Carlos Santana, All That I Am, sorti en 2005.

Enfin, le groupe apparait dans la saison 18 des Simpson, dans l’épisode Parrain par intérim diffusé aux États-Unis le 10 Septembre 2006[92] : le bus du groupe est en panne et Otto Bus, le conducteur du bus scolaire et grand fan du groupe, croit halluciner et décide de s’arrêter pour les aider.

L’affaire Napster [modifier]

En 2000, Metallica prit ouvertement position contre le partage de fichiers, condamnant l’ancêtre des sites Peer to Peer, “Napster” à cesser son activité jugée illégale. Cette prise de position plomba la carrière du groupe pendant de nombreuses années, le P2P ayant connu une ascension fulgurante. Beaucoup de fans qui ne voulaient plus entendre parler du groupe ont fait des vidéos dans lesquelles on pouvait les voir brûler des chandails de Metallica, piétiner les albums et bien d’autres choses. C’est pour cette raison que le groupe fait une apparition dans un épisode de la saison 7 de la série South Park dans l’épisode Rock chrétien diffusé aux États-Unis le 29 Octobre 2003, où ils décident comme d’autres groupes d’abandonner temporairement la musique pour aider le groupe de Stan, Kyle et Kenny (Moop) à faire la grève contre le téléchargement.

Événements récents et projets (depuis 2007) [modifier]

Cet article ou cette section contient des informations sur des événements prévus ou attendus.

Il se peut que ces informations soient de nature spéculative et que leur teneur change considérablement alors que les événements approchent.

James Hetfield lors du Sick of the Studio ‘07

Death Magnetic, le neuvième album studio des Four Horsemen est sorti le 12 Septembre 2008. Ce nouvel album est produit par Rick Rubin (U2, Red Hot Chili Peppers, System of a Down, Rage Against The Machine, AC/DC, Slayer, …). A noter que Metallica a eu l’audace de mettre les versions intégrales des titres de l’album en écoute gratuite sur son site. Ce qui n’a pas empêché l’album d’être n°1 des ventes de disques pour la semaine de la sortie (et ce en deux jours de ventes), en France. Par la même occasion, sur la même semaine, les autres albums de Metallica sont entrés dans le top 50 (hormis Load et Garage Inc.). Avec Metallica en n°4, Master of Puppets à la sixième, puis …And Justice for All et Ride the Lightning à la dixième et onzième place; et juste derrière, en n°14 Kill ‘Em All, S&M en n°24, St. Anger à la 29 place, et enfin ReLoad à la 36 place.

Après la seule date française de la tournée Spring/Summer Tour 2008 (Arras), deux dates seraient prévues les 1 et 2 avril 2009 à Paris Bercy[93].

Après de nombreuses dates en Europe, Metallica repart en Octobre 2008 sur les routes des Etats-Unis jusqu’en Février.

Après ce nouvel album, les membres du groupe envisageraient de produire eux-mêmes l’album suivant et de le diffuser via Internet, à l’image de ce qu’a fait Radiohead[94].

Membres du groupe [modifier]

Chronologie des membres du groupe [modifier]

Année
d’enregistrement

Membres

1981:
Première version de « Hit the Lights » pour le premier pressage de la compilation
Metal Massacre

1981-1982:
No Life ‘Til Leather, dernier pressage de la compilation Metal Massacre

1983-1986:
Kill ‘Em All
Ride the Lightning
Master of Puppets

1986-2001:
Garage Days Re-Revisited
…And Justice for All
Metallica
Load
ReLoad
Garage Inc.
S&M

2001-2003:
St. Anger

2003-present:
St. Anger Live Bonus Disc
Some Kind Of Monster
Death Magnetic

dérouler

Principaux membres et discographie de Metallica :

Principaux membres et discographie de Metallica

Date

Guitare rythmique

Guitare solo

Chant

Basse

Batterie

Albums

1981 James Hetfield Dave Mustaine James Hetfield Ron McGovney Lars Ulrich Hit the lights (de la compilation Metal Massacre)
1982 No Life ‘Til Leather
1983 Kirk Hammett Cliff Burton Kill ‘Em All
1984 Ride the Lightning
1985
1986 Master of Puppets
1987 Jason Newsted Garage Days
1988 …And Justice for All
1989
1990 Metallica
1991
1992
1993 Live Shit: Binge & Purge
1994
1995
1996 Load
1997 ReLoad
1998 Garage Inc.
1999 S&M
2000
2001 Bob Rock
2002
2003 Robert Trujillo St. Anger
2004 Some Kind of Monster
2005
2006
2007
2008 Death Magnetic

Membres temporaires lors de concerts [modifier]

Style musical [modifier]

Influencé par les premiers groupes de heavy metal tels que Black Sabbath, Deep Purple, et Led Zeppelin ainsi que par les groupes de la New Wave of British Heavy Metal tels que Venom, Motörhead, Diamond Head, et Iron Maiden, les débuts de Metallica contenaient des tempos rapides, des solos harmoniques, et des instrumentales de 9 minutes. Steve Huey de Allmusic a dit que Ride the Lightning mettait en valeur “l’étendu, les épopées progressives;…”. Huey a estimé que Metallica a élargi sa composition technique et la gamme d’expression à prendre sur une approche plus agressive en suivant les rejets et les paroles de façon plus personnelle et socialement consciente. Les thèmes lyriques explorées sur Master of Puppets incluent les leaders religieux et militaires, la rage, la folie, les monstres, et les drogues.

Inspiration [modifier]

Les membres du groupe puisent leurs inspirations de sujets qui leurs tiennent à cœur. Ainsi, ils dénonceront la guerre (One), le pouvoir de l’argent (… And justice for all) et bien d’autres fléaux. Aussi, certains morceaux sont issus directement de la vie privée des membres. Nothing else Matters est un hymne à la liberté qui est sorti du cœur de James Hetfield.

Le morceau instrumental Call of Ktulu de l’album Ride the lightning, ainsi que les chansons The Thing That Should Not Be de l’album Master of Puppets et Harvester Of Sorrow, de l’album …And Justice For All font référence à des nouvelles de l’écrivain fantastique Howard Phillips Lovecraft (notamment L’Appel de Cthulhu).

Les concerts de Metallica commencent depuis toujours de la même façon : des passages du film et la bande originale du film Le Bon, la Brute et le Truand, avec notamment le morceau The Ecstasy Of Gold.

Pour la chanson One de l’album …And Justice For All, à cause de nombreuses similarités, le groupe a dû racheter les droits du film Johnny s’en va-t-en guerre de Dalton Trumbo, ce qui a permis d’en incorporer des scènes dans le clip (le premier de la formation).

Certains fans de la première heure n’ont pas apprécié cette démarche artistique, considérant que le groupe avait « vendu son ame à MTV ». L’un d’entre eux a même craché sur James Hetfield.

La chanson For whom the bell tolls fait référence au roman du même nom d’Ernest Hemingway (Pour qui sonne le glas), et Of Wolf And Man rappelle le roman Des souris et des hommes de John Steinbeck (deux auteurs prix Nobel de littérature).

Le morceau Enter sandman est une évocation à la sauce heavy metal du marchand de sable.

On peut de plus citer les chansons Master of puppets, Fixxxer, The house Jack built, Fuel et quelques autres encore comme faisant clairement référence à la drogue et aux dépendances en général. Syndrome dont a souffert pendant longtemps le batteur du groupe notamment, Hetfield ayant lui surtout eu des problèmes d’alcoolisme…

L’introduction de The Frayed Ends of Sanity reprend le chant des Soldats de la Sorcières du film The Wizard of Oz avec Judy Garland. James Hetfield imite d’ailleurs brièvement le personnage du Lion dans les vidéos A Year and a Half in the Life of Metallica.

Discographie de Metallica [modifier]

Article détaillé : Discographie de Metallica.

Albums studio:

Vidéographie [modifier]

Metallica a aussi composé la chanson I Disappear, pour la bande originale du film «Mission : impossible 2»

Megadeth

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Megadeth

Megadeth sur scène en 2008


Pays d’origine

États-Unis

Genre(s)

Thrash metal
Heavy metal
Speed metal

Années actives

19832002
2004 – Aujourd’hui

Label(s)

Combat Records (1984-1986)
Capitol Records (1986-2000)
Sanctuary Records (2001-2006)
Roadrunner Records (2006-

Site internet

www.megadeth.com

Membres

Dave Mustaine
Shawn Drover
Chris Broderick
James LoMenzo

Anciens membres

David Ellefson
Marty Friedman
Nick Menza
Chris Poland
Gar Samuelson
Glen Drover

Megadeth est un groupe de heavy metal américain formé en 1983, en Californie par Dave Mustaine. Ils sont reconnus comme l’un des quatre groupes de thrash metal les plus influents (The Big Four of Thrash) avec Metallica, Anthrax, et Slayer. Le groupe se dissout en 2002 à cause d’une blessure nerveuse sévère au bras gauche de Mustaine, mais après beaucoup de rééducation pour ce dernier, le groupe a pu se reformer en 2004.

On estime aujourd’hui que le groupe a vendu plus de 20 millions d’albums à travers le monde.[1]

Actuellement, le groupe est composé de Dave Mustaine à la guitare et au chant, Chris Broderick à la guitare, James Lomenzo à la basse, et Shawn Drover à la batterie.

Sommaire

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Biographie [modifier]

La création [modifier]

Peu après avoir été écarté du poste de guitariste du groupe Metallica en 1983, officiellement en raison de conflits de personnalité et de ses problèmes liés à la consommation abusive d’alcool et de drogues, Dave Mustaine décide de fonder avec le bassiste David Ellefson le groupe Megadeth.

La volonté de Dave Mustaine est simple : faire à tout prix de l’ombre à son ancien groupe [2]. Il déclarera d’ailleurs suite à son éviction de Metallica : “I could only focus on one thing : I wanted blood… theirs” (“Une seule chose m’obsédait : je voulais du sang… le leur“)[3].

Ils vont temporairement s’entourer du guitariste Greg Handevidt, et du batteur Dijon Carruthers. N’ayant trouvé personne pour chanter, c’est Dave qui occupera le poste de chanteur en plus d’être guitariste.

Fin 1983, Greg Handevidt quitte le groupe pour former Kublai Khan et Dijon Carruthers est remplacé par Lee Raush. C’est donc en tant que trio que le groupe enregistrera sa première démo au début de l’année 1984. Kerry King (guitariste du groupe Slayer) viendra prêter main-forte au groupe au poste de guitariste soliste durant les concerts. Par la suite, Lee Raush sera remplacé par Gar Samuelson et le groupe signe son premier contrat, chez Combat Records. En décembre 1984, Chris Poland, un ami de Gar Samuelson, intègre le groupe en tant que guitariste soliste.

Les débuts [modifier]

C’est donc avec cette composition que, début 1985, le groupe se lance dans l’enregistrement de leur tout premier disque : Killing Is My Business…. La moitié de l’argent allouée à la production de l’album fut utilisée par les membres du groupe pour s’acheter de la drogue, ce qui entraîna le départ de leur producteur. Le groupe décida donc d’autoproduire ce premier opus, ce qui explique en grande partie la qualité médiocre de l’enregistrement[3]. Sur cet album on voit leur mascotte, Vic Rattlehead, une figure squelettique avec des caches métalliques sur les yeux et les oreilles et une bouche maintenue fermée. Vic Rattlehead apparaîtra par la suite sur presque tous les albums.

En 1986, le groupe se lance dans l’enregistrement d’un second album. Mais déçus par le manque de moyens que leur offre leur label Combat Records, ils décident de signer chez une major, Capitol Records, et sortent leur deuxième album : Peace Sells… But Who’s Buying? qui fera de Megadeth un incontournable du thrash, et qui se vendra à plus d’un million d’exemplaires.

En 1987, après une tournée du groupe à Hawaii, Chris Poland est écarté de la formation (accusé selon Mustaine d’avoir vendu du matériel pour acheter de la drogue, ce dernier lui dédiera d’ailleurs la chanson Liar lors d’un concert) tout comme Gar Samuelson.

Ils seront remplacés en 1987 par Jeff Young à la guitare et par Chuck Behler, ancien drum tech de Samuelson, à la batterie. C’est avec cette composition que le groupe enregistrera son troisième album : So Far, So Good… So What! en 1988, qui connaît un succès commercial important [4] malgré de mauvaises critiques. En raison de tensions entre les différents membres, Jeff Young et Chuck Behler seront renvoyés du groupe la même année, après la tournée qui suivit la sortie de cet album.

Le groupe fera appel à Nick Menza, lui-même ancien drum tech de Behler, durant l’été 1989 pour tenir le poste de batteur. C’est durant cette période que Dave Mustaine est arrêté au volant de sa voiture, ivre et en possession de stupéfiants, après avoir accidenté la voiture d’un policier. Il sera condamné à suivre une cure de désintoxication. Le groupe, alors composé de seulement 3 membres enregistrera No More Mr. Nice Guy, une reprise d’Alice Cooper, pour la bande originale du film Shocker; il s’agit du seul enregistrement “officiel” du groupe en tant que trio. En février 1990 c’est le guitariste Marty Friedman qui prendra place de guitariste soliste au sein de Megadeth.

Du succès à la séparation (1990-2002) [modifier]

Cette nouvelle composition (qui va apporter succès et stabilité au groupe et qui sera très souvent considérée par les fans comme la meilleure de l’histoire du groupe) va entrer en studio en mars 1990 ; pour la première fois, le groupe est sobre, ce qui lui permet d’enregistrer leur nouvel album Rust in Peace dans une ambiance plus assidue qu’auparavant. Cet effort s’avère payant, puisque Rust in Peace s’impose comme étant l’album de la maturité, succès commercial et musical qui va être considéré comme l’un des plus grands albums de Thrash, avec notamment ses 2 titres-phares que sont Holy wars et Hangar 18.

En 1992, le groupe continue sur sa bonne lancée, et sort Countdown to Extinction qui sera l’album le plus vendu de Megadeth, plus de deux millions d’exemplaires[5]. Cet album, que Dave Mustaine considère comme sa meilleure production, marque un virage vers un son plus orienté “heavy metal“, avec des morceaux aux structures plus classiques et mieux adaptés à la diffusion radio et télévisée, ce qui explique en partie les excellentes ventes de cet opus.

Extrait de Addicted To Chaos, issu de l’album Youthanasia

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Le sixième opus du groupe, Youthanasia, sort en 1994. Il s’agit d’un album plus lent et mélodique que ses prédécesseurs, qui marque une rupture évidente avec les racines thrash habituelles du groupe. Néanmoins, malgré le scepticisme de certains fans de la première heure, cet album sera couronné de succès, notamment grâce aux singles Train of Consequences et A tout le monde (dont le refrain est chanté en Français).

Après une pause de trois ans, le temps pour Marty Friedman de publier deux albums solo, et pour MD.45 (le projet parallèle de Dave Mustaine) de sortir son seul et unique album, Megadeth revient avec Cryptic Writings, qui dans la continuité musicale de Youthanasia, sera le dernier album du groupe à obtenir un disque de platine[6]. Le single Trust atteindra même la première place des charts américain, une première pour le groupe. Mais en 1998, Nick Menza découvre qu’il est atteint d’une tumeur au genou et doit donc quitter le groupe. C’est alors Jimmy DeGrasso, batteur qu’avait côtoyé Dave Mustaine au sein de MD.45, qui rejoint le groupe pour le remplacer. Trouvant rapidement ses marques au sein de la formation, il fut préféré à Nick Menza qui ne fut pas invité à réintégrer le groupe après sa guérison[7].

Un an plus tard, le groupe sort Risk, dans lequel le groupe a voulu expérimenter un style différent et plus mélodique. Mais, bien qu’il soit sacré disque d’or[8], l’album est un échec commercial et fut souvent décrié par les fans du groupe. Peu de temps après, Marty Friedman annonce son départ de la formation. Selon ses propres termes, il désapprouvait la nouvelle direction musicale prise par Megadeth dans ce dernier album [9].

Un best of sort en 2000 : Capitol Punishement : The megadeth years. La même année, le groupe signe un nouveau contrat avec Sanctuary Records et Al Pitrelli prend la place de Marty Friedman.
Avec son nouveau guitariste soliste, le groupe publie en 2001 The World Needs A Hero, qui renoue avec le style qui fit le succès de Megadeth au début des années 90, sans pour autant rencontrer le même enthousiasme. Un live (DVD et un double-CD) sortira un an plus tard sous le nom de Rude Awakening, où l’on peut assister au dernier concert de la tournée.

Mais cette année 2002 sera aussi une année maudite pour Dave Mustaine, qui va être victime d’une blessure au nerf radial du bras gauche, et qui va donc se retrouver dans l’incapacité de rejouer. De plus, des tensions grandissantes vis-à-vis des autres membres poussent Dave Mustaine à mettre fin à Megadeth. Cette séparation ne se passe pas sans heurts, Mustaine et Ellefson se fâchant en raison d’accusations de simulation, lancées par le bassiste par presse interposée, concernant la blessure de Mustaine, qui serait selon lui une excuse pour arrêter le groupe, le succès étant moins au rendez-vous qu’auparavant.

Reformation [modifier]

Shawn Drover, James MacDonough, Dave Mustaine et Glen Drover sur scène en 2005.

Mais petit à petit, Dave va réapprendre à jouer, et à travailler sur un album solo dès fin 2003, entouré de Vinnie Colaiuta à la batterie et de Jimmy Sloas à la basse. Mais en raison de l’obligation contractuelle imposée par sa maison de disque EMI de publier encore un album sous l’étiquette de Megadeth, Dave Mustaine va renoncer à ce projet solo et tenter de reformer le groupe, en utilisant ses nouvelles chansons (initialement prévues pour son propre album) en guise de base de départ pour un 10e opus.

Pour finir l’enregistrement, il tente de reformer le Megadeth des années 1990 (adulé par les fans du groupe), mais il ne parvint à trouver d’accord pour faire revenir Marty Friedman et David Ellefson[10]. Au contraire, Ellefson poursuivra Dave Mustaine en justice pour 18,5 millions de dollars de profits qu’il n’aurait jamais touchés (il réclama par ailleurs des royalties)[11], mais la demande n’aboutira pas[12].

C’est donc finalement l’inattendu Chris Poland qui viendra prêter main-forte à Dave Mustaine, Vinnie Colaiuta et Jimmy Sloas, pour l’enregistrement de ce dixième album appelé The System Has Failed, qui sort le 13 septembre 2004, dont le son marque une volonté de retour aux sources bien accueillie par la critique et les fans du groupe.

Au départ prévu pour être le dernier album de Megadeth, The System Has Failed est suivi d’une grande tournée nord-américaine, le Blackmail the Universe Tour. C’est le guitariste Glen Drover (ex-King Diamond, Eidolon), et le bassiste James McDonough (ex-Iced Earth) qui viennent entourer Dave Mustaine au cours de cette succession de concerts. Nick Menza est initialement convoqué au poste de batteur, mais n’étant pas suffisamment préparé pour assurer une tournée entière, il est remplacé au pied levé par Shawn Drover, le frère du nouveau guitariste[13]. Il s’agit donc d’une nouvelle composition totalement inédite, puisque désormais et pour la première fois, Dave Mustaine est le seul membre originel à jouer dans Megadeth.

Suite à l’immense succès rencontré par cette tournée, et à l’accueil globalement positif reservé au dernier album, Dave Mustaine annonce le 9 octobre 2005 au cours d’un immense concert en Argentine que le groupe va continuer sa carrière.

La fusillade de Dawson [modifier]

Le 13 septembre 2006, un jeune gothique du nom de Kimveer Gill provoque une fusillade au collège Dawson à Montréal. Il s’est vite révélé qu’il était un amateur du groupe Megadeth et plus particulièrement de la chanson À tout le monde qu’il aurait écouté en boucle peu avant de passer à l’acte[14]. Rapidement, le leader du groupe Dave Mustaine, qui fêtait son 45e anniversaire au moment des faits, a annoncé être complètement navré et bouleversé par la tragédie et qu’il n’aurait jamais écrit cette chanson s’il avait su le mal qu’elle pouvait faire.

La chaîne de télévision MTV avait déjà retiré le vidéoclip d’À tout le monde pour éviter de promouvoir le suicide. Megadeth s’était alors défendu en affirmant que la chanson était rassembleuse et appelait les gens à trouver des solutions à leurs problèmes. Suite aux événements, Dave Mustaine a rappelé que sa chanson n’encourageait absolument pas au suicide.

Pour son concert à Montréal le 27 septembre dans le cadre du Gigantour 2006, Dave Mustaine a interprété À tout le monde et l’a dédié aux victimes de la fusillade du collège Dawson et à leur famille.

Actualité [modifier]

Dave Mustaine entouré de ses nouveaux musiciens : James LoMenzo et Chris Broderick.

En 2005, un nouveau best of est publié : Back to the Start, sans aucun titre inédit, mais dont le tracklisting a été décidé par les fans via un grand sondage réalisé sur le site internet de Megadeth. Début 2006, le bassiste James McDonough annonce son départ de la formation pour différends personnels[15], laissant planer la rumeur du retour du membre fondateur David Ellefson au sein de Megadeth, mais c’est en réalité James LoMenzo (alors bassiste de Black Label Society et de David Lee Roth) qui viendra le remplacer.

Le 15 mai 2006, le groupe annonce officiellement qu’il travaille sur un onzième album, United Abominations, qui est initialement prévu pour la fin 2006, mais qui sera par la suite retardé de quelques mois. Un nouveau DVD live du groupe That One Night: Live in Buenos Aires, enregistré en octobre 2005, sort le 6 mars 2007. Dans la foulée, United Abominations est mis en vente le 15 mai 2007 aux États-Unis. Il s’agit du tout premier album enregistré avec les nouveaux musiciens qui entourent Dave Mustaine au sein du groupe. De plus, sur l’album, on peut retrouver une nouvelle version de la chanson À Tout Le Monde. Dans cette nouvelle version Dave Mustaine, chante en duo avec Cristina Scabbia du groupe Lacuna Coil. Au 18 août 2007, 122000 copies de United Abominations, s’étaient vendues aux USA, et le groupe prévoit de publier un nouvel album d’ici 2009.

Au tout début de l’année 2008, Glen Drover congédié depuis peu (officiellement pour consacrer plus de temps à sa famille) est remplacé par Chris Broderick (ex-Jag panzer, Nevermore)[16].
Quelques mois plus tard, Glen Drover annonce qu’il prépare un album instrumental avec le guitariste français Stéphane Forte (du groupe Adagio) sur lequel participeront également les anciens membres de Megadeth Chris Poland et Jeff Young[17].

Discographie de Megadeth [modifier]

Article détaillé : Discographie de Megadeth.

Albums studio:

Membres du groupe [modifier]

Composition actuelle [modifier]

Anciens membres [modifier]

Liens externes [modifier]

Wikimedia Commons propose des documents multimédia libres sur Megadeth.

Anthrax (groupe)

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Pour les articles homonymes, voir Anthrax.

Anthrax

Anthrax en concert en 2005

Pays d’origine

États-Unis

Genre(s)

Thrash metal
Speed metal

Années actives

1981 – Aujourd’hui

Membres

Dan Nelson

(chant)

Rob Caggiano

(lead guitar)

Scott Ian

(guitare rythmique, second chant)

Frank Bello

(basse, second chant)

Charlie Benante

(batterie)

Anthrax est un groupe de thrash metal américain fondé par Scott Ian (le beau-fils de Meat Loaf), Dan Lilker et John Connelly en 1981 (les deux derniers cités se retrouvèrent ensuite dans Nuclear Assault). Il fut un des groupes les plus populaires de la scène thrash, au début des années 1980. À la différence de nombreux groupes pionniers de ce style (Metallica, Slayer, Megadeth, Exodus, Dark Angel…), Anthrax n’est pas originaire de Californie (la célèbre Bay Area), mais de New York. Ils sont reconnus comme l’un des quatre groupes de thrash metal les plus influents (The Big Four of Thrash) avec Metallica, Slayer, et Megadeth. Ils ont vendu plus de 10 millions d’albums à travers le monde.

Sommaire

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Histoire [modifier]

C’est le guitariste Scott Ian qui a eu l’idée du nom du groupe. Il avait appris le mot à l’école et avait toujours souhaité l’utiliser s’il créait un groupe de musique.

C’est avec leur troisième album, Among The Living, que le groupe parvient à percer commercialement, suivi de peu par le mini-album I’m The Man, morceau rap en forme de gag qui se vendra énormément.

En 1992, le groupe se sépare de son chanteur Joey Belladonna pour engager John Bush, ex-membre d’Armored Saint. Le groupe sort en 1993 Sound Of White Noise, album plus lent et plus sérieux que ses prédécesseurs, qui se vend à 600 000 exemplaires aux États-Unis, mais ensuite les ventes ne feront que baisser.

Jouant leurs propres rôles, les membres du groupe participent à un épisode de la série Married… with Children (Mariés, deux enfants), au cours de la sixième saison. Ils sont “gagnés” par Bud Bundy à un jeu-concours télévisé.

Le groupe a été inquiété suite aux évènements du 11 septembre 2001 à cause des lettres piégées au bacille du charbon (anthrax en anglais) (Voir aussi maladie du charbon). Cependant le groupe n’a cessé de clamer qu’il ne changera pas de nom. Malgré cette “publicité”, le groupe ne retrouve pas sa notoriété des années 80.

En 2005, une tournée de reformation du line-up de 1987 a lieu. John Bush, sans être viré, prend ses distances. Un nouveau chanteur est finalement engagé en 2007, Dan Nelson.

Discographie [modifier]

Album Studio [modifier]

  • 1984: Fistful of Metal
  • 1985: Armed and Dangerous (EP)
  • 1985: Spreading the Disease
  • 1987: I’m the Man (EP)
  • 1987: Among the Living
  • 1988: State of Euphoria
  • 1989: Penikufesin (EP)
  • 1990: Persistence of Time
  • 1991: Free B’s (EP)
  • 1993: Sound Of White Noise
  • 1995: Stomp 442
  • 1996: Nothing (EP)
  • 1998: Volume 8 – The Threat is Real
  • 2003: Summer 2003 (EP)
  • 2003: We’ve Come For You All

Live Album [modifier]

  • 1994: Live (The Island Years)
  • 2004: Music Of Mass Destruction
  • 2005: Alive 2
  • 2007: Caught in a Mosh: BBC Live in Concert

Best Of [modifier]

  • 1987: Fistful of Anthrax
  • 1991: Attack of the Killer B’s
  • 1998: Moshers
  • 2001: Madhouse: The Very Best of Anthrax
  • 2002: Universal masters collection
  • 2002: The Collection
  • 2004: The Greater of Two Evils
  • 2005: Anthrology: No Hit Wonders (1985-1991)
  • 2007: Colour collection 1985-90

Videographie [modifier]

  • 1986: US Speed Metal Attack (VHS)
  • 1987: Oidivnikufesin (VHS)
  • 1991: Live Noize (VHS)
  • 1991: Through Time (P.O.V.) (VHS)
  • 1994: White Noise: the Videos (VHS)
  • 1996: Nothing (VHS)
  • 1996: Return of the Killer As: Video Collection (VHS)
  • 2004: Rock Legends (DVD)
  • 2004: Music Of Mass Destruction (DVD)
  • 2005: Alive 2: The DVD (DVD)
  • 2005: Anthrology: No Hit Wonders (1985-91) The Videos (DVD)

Composition du groupe [modifier]

Membres actuels [modifier]

Anciens membres [modifier]

  • John Connelly (1981) – Chant
  • Dirk Kennedy (1981) – Chant
  • Jason Rosenfeld (1982) – Chant
  • Neil Turbin (1982-1984)- Chant
  • Matt Fallon (1984) – Chant
  • Joey Belladonna (1984-92, 2005-07) – Chant
  • John Bush (1992-2005) – Chant
  • Greg Walls (1981-1983) – Guitare
  • Bob Berry (1983)- Guitare
  • Paul Crook – Guitare
  • Dan Spitz (1983-94, 2005-2007) – Guitare
  • Joey Vera (2004-2005) – Basse
  • Danny Lilker (1981-1984) – Basse
  • Kenny Kushner (1981) – Basse
  • Paul Kahn – Basse
  • Dave Weiss (1981) – Batterie
  • Greg D’Angelo (1981-1983) – Batterie

Voir aussi [modifier]

Liens connexes [modifier]

Liens externes [modifier]

Wikimedia Commons propose des documents multimédia libres sur Anthrax (groupe).

Source:  http://fr.wikipedia.org/wiki/Accueil